Comment différencier un carcinome basocellulaire d’un simple bouton, selon une dermatologue

Image d'illustration. Fallait-il vraiment percer ce bouton ?ADN
Le carcinome basocellulaire, forme la plus courante de cancer de la peau, peut facilement être confondu avec un simple bouton. Un dermatologue détaille les signes qui permettent de distinguer cette tumeur cutanée d'une lésion bénigne.
Tl;dr
- Le carcinome basocellulaire peut ressembler à un simple bouton.
- Il persiste, saigne ou ne guérit pas facilement.
- Une vigilance accrue permet une détection précoce essentielle.
Un cancer qui se cache derrière l’apparence anodine d’un bouton
Parfois, la frontière entre le banal et le grave s’avère ténue, particulièrement en matière de cancer de la peau. Le carcinome basocellulaire, évoqué récemment sur Instagram par la dermatologue certifiée Jenny Liu, en fournit un exemple frappant. « Il arrive que ce cancer malin prenne la forme d’une petite perle couleur chair, souvent confondue avec un simple bouton ou une tache rosée », explique-t-elle, insistant sur la nécessité de prêter attention à toute lésion suspecte.
L’origine et la nature du carcinome basocellulaire
Classé comme le plus fréquent des cancers cutanés, le carcinome basocellulaire débute dans les cellules basales – ces cellules situées à la base de l’épiderme, couche superficielle de la peau. Selon les spécialistes de la Mayo Clinic, leur rôle consiste à renouveler les cellules cutanées usées en produisant continuellement de nouvelles. Une défaillance dans ce mécanisme peut alors conduire à l’apparition du cancer, souvent localisé sur des zones régulièrement exposées au soleil comme le visage ou les bras. Pourtant, il n’épargne ni le torse, ni l’abdomen, ni même les parties génitales ou les jambes.
Plaque sensible ou bouton inoffensif ? Les signes qui alertent
Si un bouton persiste plusieurs mois sans disparaître, s’il saigne aisément ou reste douloureux au toucher… Il vaut mieux consulter. Voici quelques signes caractéristiques pouvant indiquer une anomalie :
- Lésion qui ne s’estompe pas après plusieurs semaines.
- Saignement facile et texture inhabituelle.
- Cicatrisation absente malgré le temps qui passe.
Autant d’indices que rappelle la Dre Liu dans son message de sensibilisation.
L’importance d’un diagnostic précoce
Détecter rapidement un carcinome basocellulaire, c’est mettre toutes les chances de son côté pour un traitement efficace. Même si certaines lésions paraissent insignifiantes, elles méritent une vigilance accrue – surtout si elles évoluent ou persistent. Prendre rendez-vous chez un professionnel reste indispensable face au moindre doute. Ce rappel prudent doit servir : sous une apparence trompeuse se cache parfois une maladie sérieuse qu’il ne faut jamais sous-estimer.