Cigarette électronique jetable très en vogue chez les adolescents, les puffs ont été popularisées sur l’application TikTok. Avec leur marketing ciblé sur les jeunes, le phénomène a vite pris de l’ampleur…
Dépendance à la nicotine
Avec ses goût de bonbons (fruités et sucrés), et alors qu’elle est interdite à la vente pour les mineurs dans les bureaux de tabac (mais disponible sur des sites Instagram…), la puff peut contenir de la nicotine (jusqu’à 2%). Jetable, elle est vendue entre 8 et 12 euros.
Vendue entre 8 et 12 euros
Pour Sophie Métadier, députée UDI d’Indre-et-Loire, il faut s’inquiéter pour nos jeunes : « J‘ai interpelé le gouvernement à ce sujet. Les puffs, ce n’est pas anodin quand il y a de la nicotine dans le produit. Le gros problème est que l’on touche des enfants qui ne souhaitent pas fumer, qui ont l’impression d’utiliser un produit qui n’a rien à voir avec la cigarette et qui pour autant, s’intoxiquent petit à petit et deviennent dépendants à la nicotine« , insiste la députée qui y voit également des conséquences pour l’environnement.
C’est absolument dramatique, c’est tout ce qu’il ne faut pas faire !
Même inquiétude pour le chef de service de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, Amine Benyamina. Sur l’antenne de BFMTV le spécialiste ajoute : « C’est absolument dramatique, c’est tout ce qu’il ne faut pas faire. Alors que le vapotage est un dispositif de réduction des risques formidable, là, on a affaire à tout le contraire de l’esprit du vapotage, c’est une initiation à la consommation du tabac« .
De quoi en vouloir une nouvelle fois aux fabricants de ce type de produits qui cible directement les ados…