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Catherine Laborde emportée par la maladie à corps de Lewy : signes distinctifs et différences avec Alzheimer

Santé > Maladie > Alzheimer > Symptômes
Par Morgan Fromentin,  publié le 31 janvier 2026 à 9h00.
Santé
Modèle de cerveau en gros plan

Image d'illustration. Modèle de cerveau en gros planADN

L’ex-présentatrice Catherine Laborde a succombé à la maladie à corps de Lewy, une affection neurodégénérative souvent méconnue. Ses symptômes, proches de ceux d’Alzheimer, présentent pourtant des différences importantes à bien identifier pour un diagnostic précis.

Tl;dr

  • Maladie à corps de Lewy : symptômes variés et méconnus.
  • Diagnostic complexe, souvent confondu avec Alzheimer ou Parkinson.
  • Prise en charge symptomatique, aucun traitement curatif.

Une pathologie complexe, encore trop peu connue

Chaque année, la journée mondiale de la maladie à corps de Lewy rappelle la réalité de cette affection. Moins célèbre que l’Alzheimer, cette démence neurodégénérative touche pourtant environ 250 000 personnes en France, mais le manque d’information rend son diagnostic difficile : seuls deux tiers des patients seraient effectivement identifiés. L’ex-présentatrice météo de TF1, Catherine Laborde, en avait été frappée dès 2014, avant de s’éteindre l’an passé à 73 ans.

Des signes cliniques multiples et trompeurs

Repérer une maladie à corps de Lewy (MCL) n’a rien d’évident. Les symptômes se chevauchent avec ceux d’autres maladies neurodégénératives, ce qui complique singulièrement la tâche des spécialistes. Selon l’association France Alzheimer, cette pathologie décrite précisément seulement dans les années 1990 est liée à la présence de dépôts anormaux d’alpha-synucléine. Ces agrégats perturbent le fonctionnement des zones cérébrales impliquées dans la pensée et les mouvements.

Mais comment distinguer la MCL de l’Alzheimer ? Outre les difficultés cognitives et mnésiques communes aux deux affections, plusieurs indices alertent : des troubles moteurs – raideur, ralentissement, voire chutes –, souvent plus discrets que dans une maladie de Parkinson, s’y ajoutent. Viennent ensuite d’autres symptômes plus spécifiques :

  • Hallucinations visuelles ou auditives persistantes, reconnues comme irréelles par le patient ;
  • Troubles du sommeil et de l’humeur, parfois associés à une dépression ;
  • Dysrégulation cardiaque et variations tensionnelles notables.

L’ensemble peut aussi inclure des difficultés à raisonner logiquement ou à mener plusieurs tâches simultanément. Quant à l’évolution de cette démence, elle varie fortement d’un patient à l’autre.

Lente progression, traitements limités

Côté diagnostic, pas de recette miracle : un faisceau d’examens – scintigraphie cérébrale (DAT scan), IRM, polysomnographie ou scintigraphie cardiaque – permet d’écarter d’autres hypothèses. Le verdict reste souvent long à obtenir.

Face à l’absence de traitement curatif pour la maladie à corps de Lewy débutant généralement après cinquante ans, les médecins adaptent leur stratégie : inhibition cholinestérasique pour ralentir les troubles cognitifs ; utilisation prudente des traitements anti-parkinsoniens comme la lévodopa pour faciliter la marche ; recours possible à la clozapine pour contenir les hallucinations ou aux inhibiteurs de recapture de sérotonine contre la dépression.

Pistes pour une meilleure prise en charge

Si le diagnostic s’avère si complexe et si l’accompagnement ne vise aujourd’hui qu’à limiter les symptômes, c’est bien parce que cette maladie reste méconnue du grand public et même du corps médical. Il semble donc indispensable, aujourd’hui plus que jamais, de renforcer formation et information autour des maladies neurodégénératives moins médiatisées que l’Alzheimer.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une pathologie complexe, encore trop peu connue
  • Des signes cliniques multiples et trompeurs
  • Lente progression, traitements limités
  • Pistes pour une meilleure prise en charge
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