Béziers : La police libère un singe détenu chez un particulier depuis 15 ans
Les propriétaires possédaient également un rapace d’une espèce protégée.
Lola, femelle magot de 17 ans, a pour le moment passé la plus grande partie de sa vie dans une cage sans aucun contact avec ses congénères. Grâce aux enquêteurs de la fondation 30 Millions d’Amis et à la police de Béziers, elle va enfin pouvoir vivre dans des conditions beaucoup plus adaptées à son espèce après avoir été libérée de chez les particuliers qui la détenait dans la cour de leur domicile de Béziers.
Une petite cage
L’information a été révélée par un communiqué de la fondation 30 Millions d’Amis sur son compte Twitter officiel. Depuis 15 ans, cette femelle magot de 17 ans vivait dans une petite cage sécurisée dans la cour de ses « propriétaires ». Pour la libérer, les policiers présents lors de l’intervention et les bénévoles de l’association ont dû démonter partiellement cette cage dont la porte avait été condamnée.
Selon un bénévole, interrogé par nos confrères de France Bleu Hérault, le signe semble avoir eu des contacts réguliers avec l’être humain. Lors de la même opération, une buse de Harris, un rapace protégé, a été retrouvée là encore dans une petite cage.
Le singe magot détenu en captivité depuis 12 ans secouru par #30millionsdamis et la @PoliceNat34 à #Béziers est actuellement en route pour le sanctuaire de @NHCopglabbeek où il pourra finir sa vie avec d'autres rescapés de son espèce. pic.twitter.com/T9JIC6snjG
— Fondation 30 Millions d'Amis (@30millionsdamis) April 25, 2018
Jusqu’à 9000 euros d’amende
Les deux animaux ont été saisis par les policiers et confiés à l’association 30 Millions d’Amis. Le singe magot va être transféré à l’étranger spécialisé dans l’accueil de ce type d’animal. Lola sera placée en quarantaine et désociabilisée avant d’intégrer un groupe de congénères.
Les propriétaires de magot et de la buse vont être convoqués prochainement devant la justice. La détention d’espèces protégées, menacées sans être titulaire des autorisations requises constitue une infraction au code de l’environnement qui peut être sanctionné de six mois d’emprisonnement et 9 000 € d’amende.