Benta Lyon convoite Biogaran, le leader des médicaments génériques

Illustration. Un pilulier empli de médicaments. ADN
Cette entreprise est la première en France à manifester un intérêt pour l'acquisition du laboratoire du groupe Servier. Quels changements cette potentialité pourrait-elle donc entraîner ?
Tl;dr
- Benta Lyon a l’intention de racheter Biogaran.
- Proposition de rachat estimée entre 800 et 900 millions d’euros.
- Benta Lyon fabrique des produits comme le paracétamol et des génériques.
- Le gouvernement surveille la situation pour prévenir la délocalisation.
Benta Lyon, un espoir national pour l’avenir de Biogaran
« Un pas audacieux vers l’assurance de l’autonomie pharmaceutique nationale. » C’est ainsi qu’on pourrait décrire la décision de l’entreprise pharmaceutique Benta Lyon de soumettre une offre d’acquisition pour le géant des médicaments génériques, Biogaran.
Basée dans le Rhône, elle reste encore méconnue du grand public, mais les employés de Biogaran la considèrent comme rassurante.
Un prix de revente élevé, le signe d’une ambition assumée
Un expert du secteur a divulgué que le montant de la proposition de reprise serait « entre 800 et 900 millions d’euros ». Un chiffre conséquent, surpassant les offres des confrères indiens Torrent Pharmaceuticals et Aurobindo Pharma.
Le fonds d’investissement britannique BC Partners est lui aussi dans la course, et la date limite pour le dépôt des offres a été prolongée.
Engagement pour la production française
Benta Lyon, propriété de l’investisseur libanais Bernard Tannoury via la holding Benta SAS, est reconnue pour la production et la commercialisation de médicaments génériques et de produits de commodité, y compris le paracétamol.
Avec ses infrastructures à Saint-Genis-Laval, l’entreprise a un rôle premier dans l’économie locale et le secteur pharmaceutique français. Sa clientèle comprend plusieurs grands noms du milieu, dont Sanofi et Procter and Gamble.
L’avenir de Biogaran : une question à la fois économique et nationale
Pour le moment, l’avenir de Biogaran reste incertain, et le gouvernement français suit de près les négociations. Face aux inquiétudes d’une éventuelle délocalisation de la production, l’exécutif a même annoncé qu’il pourrait mettre en œuvre la procédure de contrôle des investissements étrangers en France.
Ainsi, même si la transaction est avant tout commerciale, son issue pourrait avoir des implications bien plus vastes pour l’industrie pharmaceutique française.