En bref
- Tous les plastiques ne conviennent pas au potager
- Le code matière doit être vérifié avant achat
- Le vieillissement au soleil reste le point sensible
Avant d’acheter un bac surélevé en plastique, le point le plus important n’est pas sa couleur ni son prix. C’est la matière exacte utilisée. Pour des légumes, des herbes ou de la salade, tous les plastiques ne présentent pas les mêmes garanties une fois exposés au soleil, à la chaleur et aux intempéries pendant des années.
Le code matière change la réponse
Avec le temps, le plastique peut se dégrader dehors. Résultat, mieux vaut éviter de remplir un bac de terre et de semis si vous ne savez pas de quoi il est fait. Dans les usages agricoles et horticoles, le polyéthylène et le polypropylène font partie des matières les plus courantes.
L’University of Maryland classe le polypropylène parmi les plastiques adaptés à la culture de plantes comestibles. Même chose pour le HDPE identifié par le code n°2 et le LDPE avec le code n°4. Pour le vérifier, il faut regarder le bac lui-même, à la recherche d’un marquage moulé ou imprimé. Si rien n’apparaît, reste l’emballage ou la fiche technique du produit.
Un vrai bac de jardin, pas un simple contenant
Une fois la matière identifiée, il faut regarder la fabrication du bac. Un modèle destiné à rester à l’extérieur plusieurs années n’a pas grand-chose à voir avec un contenant léger qui ressemble à une jardinière un peu agrandie.
L’idée, c’est de choisir un produit pensé pour le jardin extérieur. La mention d’une protection UV compte, tout comme les indications sur la résistance au mauvais temps. C’est un détail qui n’en est pas un, parce qu’un bac exposé en permanence au soleil, à la pluie et aux écarts de température travaille beaucoup plus qu’un contenant utilisé de façon temporaire.
Pourquoi certains jardiniers restent prudents
La réserve la plus souvent avancée tient au vieillissement du matériau. Avec les années, le plastique peut devenir cassant, se fissurer ou se désagréger. La crainte, ensuite, est de voir de petites particules finir dans le sol.
Mais cela ne veut pas dire que chaque bac en plastique va contaminer des tomates ou de la laitue. Disons que c’est une raison de rester attentif, surtout si vous comptez cultiver des plantes comestibles longtemps au même endroit.
D’autres matériaux existent, comme le bois non traité ou le métal galvanisé. Eux aussi peuvent durer des années, y compris pour des fleurs. Le bon choix dépend donc surtout de la durée de vie attendue du bac, de ce que vous voulez y faire pousser et, plus précisément, du fait que la culture soit comestible ou non.