63% des salariés français reconnaissent s’ennuyer au travail
Une récente enquête révèle que 63% des salariés français s'ennuient au travail. Une frange bien plus conséquente s'efforce toutefois de ne rien laisser en paraître.
Avoir un travail est une chance, mais une fois les mains dans le cambouis, des difficultés de plus ou moins grande importance peuvent survenir. C’est un souci un peu particulier dont il est question ici car il s’agit de l’ennui. Un sentiment pas si dangereux que cela a priori mais indirectement, il peut conduire à un rendement insatisfaisant pour l’employeur.
Entre le 13 et le 20 février 2019, l’agence Qapa a incité les 4,5 millions de candidats de son site à répondre à un sondage. 52% de ces participants étaient des non-cadres et 48% des cadres. Et ils ont été nombreux, puisque 63%, à indiquer s’ennuyer au travail.
Ennui au travail : environ 30% des salariés jugent leur travail sans intérêt
Dans le détail, rapporté par BFMTV.COM, 29% des femmes jugent leur travail « très ennuyeux », contre 26% pour les hommes. L’écart se resserre pour délivrer le ressenti d’un emploi sans intérêt : 28% chez les hommes et 31% pour les femmes.
À l’inverse, près de la moitié des répondants estime que leur activité professionnelle n’est pas inutile. Les causes d’un ennui au travail sont souvent des tâches répétitives, des perspectives d’évolution quasi-inexistantes et une faible considération de la part des supérieurs. Avec 51% de réponses allant dans ce sens, les femmes apparaissent vivre sensiblement moins bien cette situation que les hommes, dont « seuls » 39% disent ainsi « ne pas vivre bien du tout » cet ennui au travail.
Une large majorité n’en dit rien
Ils sont toutefois une écrasante majorité, 91% des hommes et 89% des femmes, à ne rien laisser paraître de leur ennui. 65% des femmes et 59% des hommes reconnaissent même forcer le trait en prétendant avoir un travail qui les passionne. Cette tentative de sauver les apparences se veut toutefois vaine puisque 72% des femmes et 66% des hommes affirment être en mesure de ressentir l’ennui chez leurs collaborateurs.
Enfin, lus d’un salarié sur deux (56% des hommes et 52% des femmes) consentirait à un salaire diminué si cet ennui n’était pas aussi présent.