Insomnies : les conseils d’un médecin pour arriver à dormir sans médicaments
À l'occasion d'une conférence-débat sur le sommeil ce jeudi à Poitiers, un médecin délivre ses conseils pour mieux comprendre l'origine des insomnies et ainsi arriver à dormir sans recourir à des médicaments.
Trouver le sommeil n’est parfois qu’une question de secondes ou de minutes selon les personnes et les situations. Mais dans d’autres cas, parvenir à dormir prend la forme d’un casse-tête. Jeudi soir se tiendra à Poitiers une conférence-débat sur le thème « Sommeil : comment bien dormir sans médicament ? »
Le professeur Xavier Drouot, à la tête du service de neurophysiologie clinique au CHU de Poitiers, sera des discussions. Auprès de Centre Presse, le médecin l’affirme, les médicaments sont très loin d’être une efficace réponse aux insomnies : « C’est le piège dans lequel il ne faut surtout pas tomber. Les médicaments sont intéressants pour une très faible partie de la population. Le problème, c’est que les gens ne connaissent pas bien la physiologie du sommeil. »
Lumière bleue, le signal du jour pour l’horloge interne
Le professeur Drouot, qui, en quinze ans environ, n’a jamais prescrit le moindre médicament dans ce but, rappelle que « nous sommes programmés pour dormir la nuit, c’est comme ça. » Il précise que le cerveau ressent l’envie de dormir vers 22-23 heures et celle de se réveiller aux alentours de 7-8 heures.
Un point très important à prendre en compte, l’horloge interne et les signaux qu’elle capte : « L’œil est très sensible et capte la lumière bleue qui est la plus éveillante. Quand l’œil reçoit la lumière bleue, il transmet directement à l’horloge interne le message suivant : il fait jour. Donc on se réveille. » Une lumière bleue qu’émet la télévision et, de manière plus globale, les écrans (rappelons l’existence de ce logiciel gratuit permettant d’adapter en temps réel l’affichage de ses appareils au temps de la journée).
4 heures minimum entre la fin de l’activité professionnelle et le coucher
Pour parvenir à s’endormir, le professeur, qui affirme qu’il n’existe pas de « traitement miracle » sur la question, conseille de laisser « au moins quatre heures entre la fin de l’activité professionnelle et le coucher pour que la tension retombe ». Et aussi de « penser à autre chose que ce qui s’est passé dans la journée, se détendre, être moins stressé. Dans un premier temps, ça passe par la relaxation, le yoga, la sophrologie, l’acupuncture… Et même l’ostéopathie. Après il y a l’hypnose qui est un peu plus manipulateur mais qui peut marcher très bien. »
Le médecin ajoute que le sommeil peut parfois être retrouvé en s’interdisant tout simplement la sieste. Dans tous les cas, toute modification de ses habitudes pour un meilleur sommeil demandera entre trois à quatre semaines pour l’apparition des premiers résultats.