Aude : Faute de personnel, un restaurant contraint de fermer avant la fin de la saison estivale
Les employeurs offrent pourtant des conditions de travail particulièrement attrayantes pour les futurs salariés.
Les patrons de l’établissement ont jeté toutes leurs forces dans la bataille, mais sans main d’œuvre supplémentaire, ils vont devoir fermer plus tôt que prévu. Dans le hameau de La Pomarède dans l’Aude, les gérants d’un restaurant plutôt réputé dans la région vont devoir mettre fin à la saison d’été plus tôt que prévu. Non pas parce que les clients manquent, mais parce qu’ils n’ont pas assez de personnel pour assurer le fonctionnement de l’établissement.
Des postes attrayants
Ce sont nos confrères de France 3 Occitanie qui relaient la situation ubuesque de l’hôtel-restaurant de la Pomarède. Après avoir assuré toute la saison avec 4 personnes alors qu’il en faudrait 8 pour faire tourner leur restaurant, les 3 associés qui ont repris l’affaire en 2017 ont pris la décision difficile d’avancer la date de fermeture du restaurant pour la basse saison.
Il faut dire que depuis le début de l’été, patron et employés s’échinent pour ne pas que le manque de personnel se ressente auprès de la clientèle, mais après plusieurs semaines à 19 heures de travail par jours, les gérants n’en peuvent plus. « On a perdu 15 kilos, on n’arrive plus à pallier le manque. Le dernier départ empêche l’activité de continuer. » précise l’un des associés.
Pourtant, les postes de cuisiniers et de serveurs proposés offrent des conditions de travail plutôt souples pour le milieu. Les employés sont payés au-dessus du salaire minimum, sont logés sur place et disposent de 2 jours de repos consécutifs en pleine saison, ce qui est assez rare.
Un problème récurrent dans la restauration
Pour les patrons, la situation est difficile à comprendre, car dès qu’ils ont repris l’établissement, ils ont éprouvé les plus grandes difficultés à recruter. Il semblerait pourtant que les candidats ne manquent pas dans les environs. « Dans un environnement de 15 kilomètres, il y a 44 cuisiniers inscrits au chômage et 99 serveurs. Nous n’avons eu aucune réponse, malgré l’envoi de propositions à Pôle Emploi. » déplore l’un des gérants auprès de nos confrères.
Selon le syndicat des hôteliers et des restaurateurs, la situation ne serait pas nouvelle et toucherait l’ensemble du secteur. Aussi, plus de 100 000 postes seraient à pourvoir dans ce domaine d’activité en France, dont la moitié en CDI.