Venue pour un diagnostic d’endométriose, une patiente raconte s’être fait « hurler » dessus
Après s'être rendue à un rendez-vous pris sur les conseils de sa gynécologue pour un diagnostic d'endométriose, une jeune femme raconte s'être fait "hurler" dessus par une dame l'ayant prise en charge. L'établissement l'a depuis contactée en vue d'une rencontre explicative.
Il y a de cela environ un mois, la gynécologue de Clémence, 20 ans, lui conseille de prendre rendez-vous dans une clinique pour y recevoir un diagnostic d’endométriose. Après avoir obtenu confirmation qu’elle passera une IRM, la jeune femme se rend mercredi à l’Institut Mutualiste Montsouris (Paris).
Et c’est là que Clémence connaît une première déstabilisation, comme elle l’indique dans son témoignage partagé par une amie sur Twitter. On lui indique ainsi qu’on lui pratiquera une injection dans les parties intimes, ce dont elle n’avait pas été prévenue.
Endométriose : elle passe un IRM sans avoir été prévenue d’injections intimes
La patiente entre dans une salle où se trouvent deux médecins hommes. Une présence qui ne la rassure guère, d’autant plus qu’on lui demande de s’administrer, devant ces hommes, deux seringues de gel. Puis ces médecins partent et reviennent avec une dame qui « hurle » sur Clémence.
« Mademoiselle déjà que vous êtes en retard vous allez arrêter votre cirque où on vous met dehors ». Déjà sensiblement angoissée par la teneur de l’examen, la jeune femme répond du tac-au-tac à son interlocutrice. Les deux hommes partis, la dame tend une seringue à Clémence et lui dit : « Vous êtres grande vous savez comment faire ».
Une jeune femme passe une IRM pour savoir si elle a la maladie méconnue qu'est l'endometriose. Voilà comment elle est reçue.
Via @cleskosia pic.twitter.com/XBN4bK4FTk— Ménade (@court_gette) March 28, 2018
« Vous avez vu je vous ai crié dessus et ça s’est bien passé ensuite »
L’examen passé en présence des deux médecins, Clémence retrouve la dame, qui justifie son attitude : « Excusez-moi hein de vous avoir crié dessus tout à l’heure. Je fais pareil avec mes enfants. Quand je leur hurle dessus ils se tiennent à carreaux. Et vous avez vu je vous ai crié dessus et ça s’est bien passé ensuite, hein. »
La jeune patiente apprend ensuite qu’elle a un début d’endométriose. « Traumatisée » par cette expérience, elle a depuis été contactée par la direction générale de l’institut suite à son avis rendu sur la page Google de l’établissement. Une direction disant avoir « transmis » le message « aux personnes concernées ainsi qu’au responsable du département d’imagerie médicale », et de proposer une discussion audio voire une rencontre à Clémence. Cette dernière a répondu à cette sollicitation par courriel et est, aux dernières nouvelles, en attente d’un retour.