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Tatouages : Les nanoparticules des encres persistent dans les ganglions

Santé
Par Jérôme Nelra,  publié le 13 septembre 2017 à 10h45.

Des chercheurs français et allemands ont mis en évidence la persistance du dioxyde de titane dans les ganglions lymphatiques de personnes tatouées.

Les tatouages, aussi esthétiques que dangereux ? Une étude semble le démontrer, celle menée par les chercheurs du Synchrotron européen de Grenoble (Esrf) et de l’Institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques à Berlin.

En effet, certains des composants des encres utilisées pour les tatouages ont été retrouvés dans les ganglions lymphatiques de personnes tatouées.

Le dioxyde de titane, composant voyageur

Et c’est le cas du dioxyde de titane, qui sert de base pour élaborer des nuances de couleurs. Pour l’Esrf, « Cela peut conduire à un gonflement chronique et à une exposition permanente (…) La cicatrisation lente, le gonflement localisé de la peau, les démangeaisons parfois constatées après un tatouage, sont autant d’effets indésirables associés à des tatouages blancs, et donc à l’usage du dioxyde de titane ».

Mais nickel, chrome, manganèse et cobalt font également partie des conservateurs et contaminants que l’on retrouve dans les encres. Hiram Castillo, qui a participé à cette étude, précise : « Quand quelqu’un veut se faire un tatouage, il est souvent très soucieux de choisir le bon salon, celui où les normes sanitaires sont respectées, celui où des aiguilles stériles neuves sont utilisées. Mais personne ne se pose la question de savoir quelle est la composition chimique des couleurs utilisées. Notre étude montre qu’il le faudrait ! ».

Le sang, moyen de transport des nanoparticules

Ce sont les rayons X ultra-puissants de deux lignes de lumières du synchrotron de Grenoble qui ont permis de mettre en évidence le transport des nanoparticules des encres par le sang, mais aussi les fluides lymphatiques avant dépôt dans les ganglions.

Ce qui est inquiétant, c’est que « nous ne savons pas aujourd’hui comment les nanoparticules réagissent », indique Bernhard Esse, principal auteur de l’étude. Désormais, il conviendra danalyser d’autres échantillons issus d’individus tatoués montrant des effets indésirables. Et de lier éventuellement ces effets aux propriétés des pigments utilisés pour colorer leur peau.

Le Récap
  • Le dioxyde de titane, composant voyageur
  • Le sang, moyen de transport des nanoparticules
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