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UFC-Que Choisir : 1.000 cosmétiques épinglés, 23 « hors-la-loi »

Santé
Par Jérôme Nelra,  publié le 8 juin 2017 à 10h40.

L’association de défense des consommateurs a relevé 23 produits présentant dans leur composition des substances "rigoureusement interdites" et pourtant commercialisés.

Ce sont 1.017 références cosmétiques qui sont listées depuis mercredi par l’UFC-Que Choisir. Une mise à jour de la liste éditée quant à elle en février dernier, et qui épinglait déjà 400 produits.

Et cette fois, ce sont 23 d’entre eux qui selon l’association de consommateurs devraient tout simplement être retirés du marché.

Tous types de produits concernés

Crèmes solaires, déodorants, gels douche, produits destinés aux bébés, maquillage, dentifrices, baume à lèvres… Longue est la liste des références concernées, et des composés estimés à risque. Comme le BHA, qui est un antioxydant « potentiellement perturbateur endocrinien ». Ou du methylisothiazolinone (MIT) et du methylchloroisothiazolinone (MCIT). Derrière ces noms barbares se cachent deux composants à pouvoir conservateur te surtout, allergisant. Interdits depuis l’été dernier, ils sont pourtant en vente. « Le cas est particulièrement fréquent dans les produits destinés aux cheveux frisés ou crépus », précise l’UFC.

Quant à certains produits qui se rincent, l’association pointe entre autres « Les masques à l’argile du Petit Olivier et, pire, l’antipoux et lentes d’Item peuvent encore faire des dégâts en toute légalité ».

Des « cocktails détonnants »

L’UFC-Que Choisir alerte en outre du risque potentiel des effets « cocktail » induit par l’utilisation de certainess références. Ainsi, le déodorant Natur Protect (Sanex), le rouge à lèvres Deborah Milano, ou l’huile sèche sublimante (Petit Marseillais) sont composés, tenez-vus bien, de 4 perturbateurs endocriniens chacun. Que demande l’association à la Répression des fraudes (DGCCRF) ? Un « retrait immédiat » de ces 23 produits, accompagné d’un remboursement des clients.

Une marque a déjà réagi à la publication de cette liste, et c’est L’Oréal qui dans un communiqué ce matin affirme que « le gel coiffant Vivelle Dop et la bille pour les yeux l’Oréal Men Expert cités étaient des formules anciennes dont la commercialisation avait été stoppée plusieurs mois avant la date d’interdiction de l’utilisation de la MIT dans les produits cosmétiques non-rincés ».

Le Récap
  • Tous types de produits concernés
  • Des « cocktails détonnants »
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