Pas-de-Calais : l’un des plus jeunes maires de France mis en examen
Stéphane Sieczkowski-Samie, maire d'Hesdin dans le Pas-de-Calais et l'un des plus jeunes élus de France, a été mis en examen vendredi pour "complicité de faux et d’usage de faux en écriture publique" et "prise illégale d’intérêt".
Aujourd’hui âgé de 25 ans, Stéphane Sieczkowski-Samie demeure encore aujourd’hui l’un des maires les plus jeunes de France. Élu à la maire d’Hesdin, dans le Pas-de-Calais, le jeune homme est aujourd’hui soupçonné d’avoir favorisé sa mère dans un dossier de gestion de logements municipaux.
Le maire divers droits a été placé en garde à vue pendant environ 48 heures, avant qu’un juge d’instruction de Boulogne-sur-Mer ne décide de sa mise en examen vendredi pour « complicité de faux et d’usage de faux en écriture publique » et »prise illégale d’intérêt ».
Un jeune maire de France suspecté d’avoir favorisé sa mère
Nos confrères de Ouest-France rapportent que tout serait parti d’une délibération en sous-préfecture de Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais) envoyée par Stéphane Sieczkowski-Samie. Ce dernier présentait cette délibération comme véritable et décidée à l’unanimité. Les conseilleurs municipaux ont cependant déclaré n’avoir aucun souvenir de ce texte.
Le document mettait la mère de Stéphane Sieczkowski-Samie, Christiane Samier et agent immobilier dans la commune, en position favorable dans un dossier de gestion de logements municipaux. La justice de Boulogne-sur-Mer l’a également mise en examen pour « prise illégale d’intérêt par personne investie d’un mandat électif », de même que le chef de la police municipale pour « faux et usage de faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique ».
« Il n’y a eu aucun préjudice pour la commune »
L’élu pas-de-calaisien, en place depuis mars 2014, s’est défendu des accusations émises à son encontre : « Je suis complètement innocent […]. Il faut se poser la question, à quatre mois des élections législatives où je suis moi-même candidat, à qui profite cette affaire ? » Et d’avoir ajouté sur France 3 :
« On me reproche un conflit d’intérêts, un faux en écriture, il n’y a eu aucun préjudice pour la commune, aucun enrichissement personnel ». En dépit des soupçons pesant sur lui, Stéphane Sieczkowski-Samie n’entend pas, aux dernières nouvelles, se retirer des prochaines législatives.