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Hypnose et thérapie : une efficacité diversement prouvée

Santé
Par Jérôme Nelra,  publié le 8 septembre 2015 à 14h08.

Si l'hypnose, dans ses applications thérapeutiques, est depuis longtemps pratiquée, elle devient une vraie tendance. Des chercheurs de l'Inserm ont étudié les cas dans laquelle est est efficace.

« A 1, 2, 3, vous lisez cet article et vous êtes captivés ». D’accord, nous sommes en pleine caricature de l’hypnose, cet état de conscience modifié. En-dehors des cabarets, cette technique est de plus en plus utilisée dans le cercle de al médecine. Mais est-elle vraiment efficace ?

Des chercheurs de l’Inserm se sont penchés sur la question, et ont remis leurs conclusions au ministère de la Santé le 8 juin dernier.

Hypnose : 52 études cliniques passés au crible

Commençons par les cas où cette méthode porte ses fruits. Le Dr Juliette Gueguen qui a co-dirigé cette étude de 200 pages, affirme à l’Afp, en évoquant la chirurgie : « Les études montrent que l’hypnose permet de réduire la consommation de médicaments antalgiques et de sédatifs ». L’hypnose offre ainsi de bons résultats dans le cas d’extractions de dents ou encore de biopsie du sein.

Autre cadre de l’efficacité de l’hypnose ? Le syndrome du côlon irritable, qui consiste en des phases successives de constipations, au contraire de diarrhées ou encore de maux de ventre. Ici, l’état de conscience modifié aident à diminuer les symptômes digestifs.

Sevrage tabagique et hypnose, un mauvais point

En revanche, dans le cas d’un patient ayant la volonté de venir à bout de la cigarette, les tests cliniques ne sont pas couronnés du succès. Des données jugées « insuffisantes voire décevantes » dans ce domaine particulier, tout comme dans le cas d’une alternative à la péridurale en salle d’accouchement. Et il en va de même pour le traitement de la schizophrénie.

Cependant, les scientifiques de l’Inserm insistent sur l’obstacle qui se dresse devant eux lorsqu’il s’agit de valider l’usage clinique. En l’espèce, aucun placebo ne vient en aide aux études, d’où la nécessité d’établir une méthodologie propre à cette technique.
Mais de l’autre côté, les risques venant se greffer à la technique de l’hypnose sont très faibles : « On ne peut pour autant exclure l’existence de tels évènements indésirables mais s’ils existent, leur incidence est relativement faible », indiquent les auteurs. Attention pour autant, le statut d’hypnothérapeute n’est pas protégé en France, et l’Ordre des médecins ne reconnaît pas les diplômes délivrés. 

Le Récap
  • Hypnose : 52 études cliniques passés au crible
  • Sevrage tabagique et hypnose, un mauvais point
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