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Pourboires : l’avarice, une tendance très française

Économie > Var
Par Jérôme Nelra,  publié le 21 août 2015 à 11h42.

Une étude anglaise ciblée sur la restauration met en lumière l'avarice française en termes de pourboires. Elle s'explique par la crise et notre modèle social.

Pingres, les touristes Français ? En tout cas en matière de pourboires, la réponse est « oui » si l’on en croit cette étude britannique menée par la compagnie d’assurance Direct Line. 132 bars et restaurants à travers le monde ont été sondés afin de connaître les habitudes des touristes quant à leur générosité en dehors de la traditionnelle addition.

Pourboires : les Français, champions des radins

Les destinations ciblées par l’enquête à travers le monde sont naturellement parmi les plus appréciées des touristes, qu’il s’agisse de Las Vegas, Barcelone ou encore Paris. La conclusion semble ne souffrir d’aucune contestation : selon 30% des professionnels interrogés, nos concitoyens sont bien ceux qui laissent le moins de pourboires. Non loin derrière, arrivent les Anglais et les Italiens.

A l’inverse, Américains et Allemands sont ceux qui hésitent le moins à porter la main à la poche. Rappelons cependant qu’aux Etats-Unis, c’est une tradition bien ancrée dans les mentalités, puisque le service n’est pas compris dans l’addition. Le « tip », comme on appelle le pourboire Outre-Atlantique, est une composante essentielle des revenus des serveurs.

Les raisons de cette absence de générosité française

Toujours d’après l’enquête de Direct Line, le montant du pourboire atteint en moyenne 11% de l’addition globale.
Au Figaro, la spécialiste de la consommation au Crédoc Pascale Hébel dessine les contours de cette pingrerie, qui tire son origine de deux raisons. « C’est en premier lieu la crise. Elle est plus forte en France qu’en Allemagne ou dans les pays nordiques », explique-t-elle.

Mais notre modèle social entre aussi en ligne de compte : « En France, on considère que ceux qui apportent des services sont payés justement pour ce qu’ils font car on a un smic, ce qui n’est pas le cas partout. On est aussi habitués à acheter des produits industriels et on a culturellement du mal à payer le service en plus ». Il faut dire également que l’usage très majoritaire de la carte de crédit en France ne laisse guère de place à une ou deux pièces.

Le Récap
  • Pourboires : les Français, champions des radins
  • Les raisons de cette absence de générosité française
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