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Forcené : une étude dresse son portrait-robot

Société
Par Gael Brulin,  publié le 21 mai 2015 à 15h30.

Une étude s'étant penchée sur 330 "situations de crise" intervenues ces dernières années en France révèle le portrait-robot du forcené.

Grâce aux données récoltées dans le cadre d’une étude ayant analysé 330 « situations de crise » survenues entre 2010 et 2013 en France, on peut désormais dresser le portrait-robot du forcené. Avec un taux de présence particulièrement élevé (98%), le genre masculin a été le plus représenté dans ce genre de cas (en ajoutant que sur les 355 auteurs de ces situations, il n’a été compté que 6 femmes).

Ces forcenés étaient de nationalité française pour 74% d’entre eux, pour un âge moyen de 41 ans. Quant aux raisons qui avaient conduit à ces situations, Directmatin.fr avec AFP nous indique que la plus observée, à 24%, était une détresse psychologique, suivie à 23% par un trouble psychique qui avait altéré ou aboli le discernement et à 20% par une action criminelle ou une revendication de type idéologique.

Portrait-robot du forcené : quadragénaire armé de sexe masculin

Si tous ces forcenés affirmaient être armés, il en ressorti que seuls 88% disaient vrai, avec 60,4% d’entre eux qui se trouvaient en possession d’au moins une arme à feu. 40% des forcenés ou preneurs d’otage agissaient sous l’effet d’une intoxication, la plus répandue ayant été l’alcool (66%). On trouvait ensuite les stupéfiants (18%) et une combinaison de ces deux substances (16%).

Les femmes majoritairement victimes

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) nous apprend de même que 58% de ces individus étaient sans emploi. Quant aux victimes des preneurs d’otages, qui auront été au nombre de 122 pour 75 situations de rétention, il s’agissait principalement de femmes (51%). Ces dernières étaient en moyenne âgées de 23 ans, et apparaissaient ainsi plus jeunes que les preneurs d’otages. 56,9% d’entre elles ne connaissaient pas leurs ravisseurs, au contraire des victimes de forcenés dont on nous dit qu’elles partageaient systématiquement un lien avec ces individus. On apprend enfin que 58% des situations de crise se sont conclues par un assaut, un cas sur trois (31,2%) par une reddition volontaire et 10% de ces affaires par un suicide ou une tentative de suicide.

Le Récap
  • Portrait-robot du forcené : quadragénaire armé de sexe masculin
  • Les femmes majoritairement victimes
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