Hypnose : Un congrès pour encadrer la discipline
L’hypnose est une pratique de plus en plus populaire. C’est pourquoi un Congrès sera organisé à Paris afin de mieux encadrer la pratique.
Bien longtemps, l’hypnose était au mieux considérée comme une pratique qui ne fonctionnait tout simplement pas, au pire comme du charlatanisme. Mais les mentalités évoluent et la pratique de l’hypnose à des fins médicales est de plus en plus courante.
C’est pour cela que se tiendra en août prochain à Paris le Congrès national de l’hypnose afin de donner de la visibilité mais aussi de proposer des mesures d’encadrements plus strictes à une discipline en vogue.
Un congrès de l’hypnose très attendu
De nos jours, l’hypnose est pratiquée dans de nombreux domaines, allant de la psychologie à la chirurgie ou encore en dentisterie ou en cancérologie. C’est pour cela que ce Congrès de l’hypnose qui se déroulera du 27 au 29 août 2015 est très attendu par les experts de la profession.
Claude Virot, président de ce congrès et bientôt président de la Société internationale d’hypnose mais également médecin-psychiatre et directeur du centre de formation à l’hypnose Émergence, aimerait « une reconnaissance de la formation par un diplôme officiel, comme l’homéopathie ou l’acupuncture. On souhaite aussi que seuls des professionnels de santé puissent enseigner l’hypnose ou utiliser l’hypnose, et enfin que cette discipline reste dans un cadre médical », l’homme ne voyant pas d’un très bon œil la pratique de « l’hypnose spectacle ».
500 professionnels formés à Rennes tous les ans
Claude Virot explique que de nombreux pays sont bien plus clairs que la France dans leur cadre législatif en ce qui concerne l’hypnose, ce qui permet de beaucoup mieux encadrer cette pratique et d’en limiter les dérives. C’est dans cette optique que ce dernier a fondé l’institut Emergences en 1994 à Rennes qui forme plus de 500 professionnels de santé à l’hypnose chaque année.
Claude Virot rappelle que l’hypnose est une spécialité inventée en France en 1780 afin d’aider certains patients à « focaliser leur attention ailleurs que sur sa douleur, malgré un contexte d’angoisse, de stress, et de bruit ».