Ces pièces de 2 euros ordinaires qui peuvent valoir une fortune

Image d'illustration. Poignée de pièces en euros sur une table en boisADN
Certaines pièces de 2 euros, rares ou frappées avec une erreur, se revendent bien au-delà de leur valeur faciale. Quelques millésimes sont visés.
En bref
- Certaines pièces de 2 euros valent des centaines d’euros
- Le tirage et les erreurs font monter les prix
- Monaco 2007 reste la plus recherchée
Deux euros, parfois, valent bien plus. Sur le marché de la collection, quelques pièces très précises dépassent largement leur valeur faciale, au point d’atteindre plusieurs centaines d’euros.
Ce décalage tient à peu de chose. Un millésime, un pays émetteur, une série limitée ou une erreur de gravure suffisent à transformer une monnaie banale en objet convoité. Vous pouvez donc avoir dans une poche une pièce identique en apparence à toutes les autres, mais pas du tout au même prix pour un collectionneur.
Quand 2 euros ne valent plus 2 euros
Dans l’univers de la numismatique, le détail compte plus que l’usage. Une pièce utilisée au parcmètre, à la boulangerie ou au supermarché peut changer de catégorie si son tirage a été faible ou si sa fabrication présente une anomalie.
La logique est simple. Plus une pièce est rare, plus elle attire les amateurs. Et lorsqu’une erreur s’ajoute à cette rareté, la cote grimpe encore. C’est ce qui explique pourquoi certaines éditions se revendent quelques dizaines d’euros, et d’autres beaucoup plus.
La pièce de Monaco qui affole les collectionneurs
Le cas le plus marquant cité ici vient de Monaco. En 2007, la principauté a émis une pièce commémorative en hommage au 25ᵉ anniversaire de la mort de Grace Kelly.
Seulement 20 000 exemplaires ont été frappés. La pièce, qui montre le profil de l’ancienne actrice devenue princesse, se revend aujourd’hui entre 600 et 1 000 euros selon son état de conservation. Pour une simple pièce de 2 euros, l’écart est énorme.
Erreurs de gravure et séries limitées, les cas à surveiller
Du côté de l’Allemagne, une édition de 2008 est recherchée pour une raison très particulière. Sur cette pièce spéciale, les frontières de l’Union européenne n’apparaissent pas sur la carte. Cet oubli concerne environ 30 000 exemplaires, et la pièce peut aujourd’hui valoir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’euros selon les ventes.
Le Vatican apparaît aussi dans cette liste. En 2004, une pièce commémorative a été émise pour les 75 ans de la fondation de la Cité du Vatican. Tirée à 85 000 exemplaires et ornée du blason papal, elle se revend autour de 100 euros.
Même scénario en Espagne. En 2012, une émission célébrant les dix ans de l’euro a attiré l’attention après la découverte d’une erreur sur la taille des étoiles du pourtour. Entre 70 000 et 100 000 unités seraient concernées, avec des prix qui dépassent nettement les 2 euros d’origine sur les plateformes spécialisées.
Des pièces moins rares, mais encore rentables
Toutes les pièces recherchées ne tutoient pas les sommets de Monaco. La Finlande, par exemple, a émis en 2004 une pièce pour célébrer l’élargissement de l’Union européenne.
Le tirage dépasse le million d’exemplaires, ce qui la rend plus courante. Mais elle conserve de l’intérêt pour les collectionneurs, avec une valeur moyenne autour de 60 euros. De quoi rappeler qu’un rapide coup d’œil sur sa monnaie peut parfois changer la donne.