Stellantis annonce un investissement de plus d’un milliard d’euros sur le sol français

Image d'illustration. Assemblage robotisé chez stellantisADN
Stellantis annonce un investissement de plus d’un milliard d’euros en France, confirmant ainsi son engagement envers l’industrie automobile nationale. Ce projet ambitieux vise à renforcer ses sites de production et soutenir la transition vers des véhicules électriques.
Tl;dr
- Stellantis investit plus d’un milliard en France.
- Trois nouveaux modèles Peugeot prévus à Mulhouse dès 2029.
- Nouvelle plateforme technologique pour renforcer la compétitivité.
Une relance industrielle ambitieuse à Mulhouse
En dévoilant mardi un plan d’investissement de plus d’un milliard d’euros en France, le groupe Stellantis confirme sa volonté de réaffirmer son ancrage industriel hexagonal. Dès 2029, l’usine de Mulhouse, qui emploie actuellement près de 4 000 personnes, produira trois nouveaux modèles électriques ou hybrides badgés Peugeot, tous appartenant au segment C — berlines et SUV compris. Ce projet, que le président Emmanuel Macron avait lui-même évoqué la semaine passée, offre ainsi de nouvelles perspectives à l’une des cinq usines françaises du constructeur.
L’innovation au cœur de la stratégie Stellantis
Dans le détail, l’effort financier sera réparti de façon ciblée : 50 % dédiés à la recherche et développement, soit plus de 500 millions d’euros, puis 40 % affectés directement au site mulhousien, et enfin 10 % fléchés vers d’autres sites du groupe dans l’Hexagone. Au centre du dispositif, on retrouve la mise au point de la plateforme technologique « STLA One ». Cette architecture modulaire mondiale deviendra, à terme, le socle commun d’une trentaine de modèles différents – toutes motorisations confondues – d’ici à 2030. L’idée ? Simplifier la production et maximiser les synergies industrielles tout en remplaçant cinq plateformes existantes.
Objectif : redresser la compétitivité du groupe
Ce virage stratégique, révélé par le PDG Antonio Filosa lors de l’annonce officielle du plan le 21 mai, intervient dans un contexte où Stellantis a souffert sur le marché européen. Des pertes significatives en 2025 et une érosion des parts de marché ont accéléré cette décision. Pour rebondir, le constructeur ambitionne désormais que « d’ici à 2030, la moitié des volumes produits reposent sur seulement trois plateformes mondiales avec jusqu’à 70 % de composants communs ».
L’enjeu humain et industriel au premier plan
La présentation officielle a rassemblé ce mardi à Mulhouse non seulement le patron du groupe, mais aussi les ministres Roland Lescure, en charge de l’Économie, et Sébastien Martin, délégué à l’Industrie. Parmi les attentes : sécuriser durablement l’avenir du site alsacien et montrer que l’industrie automobile française est capable de s’adapter face aux défis technologiques majeurs qui secouent le secteur.
Dans ce contexte mouvant, les grands axes retenus par Stellantis sont clairs :
- Miser sur l’innovation technologique partagée
- Pérenniser les emplois industriels en région
- Simplifier la gamme pour regagner en compétitivité mondiale
De quoi nourrir quelques espoirs dans une filière souvent décrite comme fragilisée, mais qui n’a pas dit son dernier mot.