Quels seront les métiers les plus recherchés en 2026 d’après France Travail ?

Image d'illustration. Vue large d un chantier de constructionADN
Selon les dernières projections de France Travail pour 2026, certains métiers affichent des perspectives d’embauche particulièrement favorables. Parmi eux, les infirmiers, vendeurs et ouvriers agricoles figurent en tête des professions les plus recherchées.
Tl;dr
- Baisse des intentions d’embauche en 2026, -6,5 %.
- Onze secteurs prioritaires restent fortement en tension.
- Santé et hôtellerie-restauration parmi les plus gros recruteurs.
Des besoins de main-d’œuvre en mutation
L’année 2026 s’annonce sous le signe d’une inflexion sur le marché de l’emploi. Selon les dernières estimations publiées par France Travail mardi 21 avril, les intentions d’embauche devraient reculer de 6,5 % par rapport à 2025, pour atteindre environ 2,3 millions de recrutements prévus.
Ce ralentissement, certes sensible, marque cependant une décélération moins marquée qu’en 2025, ce qui laisse entrevoir une certaine résilience du marché malgré les incertitudes économiques.
Les secteurs en première ligne
Si la tendance générale est à la baisse, certains domaines connaissent une tension persistante. Au total, France Travail met en avant onze filières jugées « prioritaires », regroupant près de 80 % des emplois projetés. Parmi ces secteurs clés figurent la santé, le BTP, l’hôtellerie-restauration, le commerce-distribution ou encore l’agriculture. Dans ces métiers, les difficultés de recrutement se multiplient et ne semblent pas près de se résorber.
D’ailleurs, la situation dans le secteur du BTP apparaît particulièrement critique : avec un taux de difficulté qui atteint les 65 %, pour quelque 140 000 postes à pourvoir. Une tension structurelle que France Travail attribue aux nombreux chantiers d’infrastructures et aux besoins croissants liés à la rénovation énergétique ou à l’urbanisation.
Santé et hôtellerie-restauration : des moteurs d’embauche mais sous pression
En tête des prévisions de recrutement pour 2026 : la santé et le social avec 322 000 projets d’embauche. Les professions telles qu’infirmiers ou aides-soignants sont particulièrement sollicitées — une tendance amenée à s’amplifier puisque le secteur devra pourvoir jusqu’à 500 000 postes d’ici à 2030.
Juste derrière, l’hôtellerie-restauration maintient son rôle moteur avec 319 000 intentions d’embauche. Les besoins explosent lors de la saison estivale : cuisiniers, serveurs et professionnels de l’accueil manquent toujours cruellement à l’appel. Néanmoins, il faut nuancer ces chiffres avec une part importante de contrats saisonniers.
D’autres secteurs sous tension persistante
Le commerce-distribution (264 000 projets), l’industrie (211 000), mais aussi l’agriculture (193 000) font face eux aussi à des difficultés aiguës. Le numérique présente un paradoxe notable : bien que représentant « seulement » 84 227 recrutements attendus, près de la moitié sont jugés difficiles à pourvoir.
Pour offrir une vue synthétique sur les métiers en demande croissante :
- Santé-social : infirmiers, aides-soignants.
- BTP : ouvriers qualifiés.
- Agriculture : techniciens agricoles.
La réalité s’impose donc : malgré une dynamique globale plus mesurée que précédemment, certains secteurs — structurants pour l’économie française — doivent composer avec des tensions durables sur le marché du travail.