Ce qui évolue au 1er avril 2026 : prime d’activité, chèque énergie et aides de la Caf

Image d'illustration. Femme chèque à la mainADN
Plusieurs dispositifs de soutien financier, tels que la prime d'activité, le chèque énergie et les aides versées par la Caf, évolueront à compter du 1er avril 2026, impactant directement le budget de nombreux foyers français.
Tl;dr
- Revalorisation des principales aides sociales au 1ᵉʳ avril.
- Chèque énergie versé à partir d’avril à 5,5 millions de foyers.
- Légère baisse du prix du gaz, fin de la trêve hivernale.
Nouvelles mesures sociales et énergétiques au 1ᵉʳ avril 2026
Le mois d’avril s’accompagne invariablement de son lot de changements administratifs. Cette année, plusieurs évolutions majeures entrent en vigueur dès le premier jour du mois. Pour nombre de Français, ces ajustements concernent autant le portefeuille que le quotidien.
Les aides sociales revalorisées face à l’inflation
L’indice des prix à la consommation sert une nouvelle fois de boussole aux dispositifs sociaux : au 1ᵉʳ avril 2026, les principales allocations gérées par la CAF bénéficient d’une revalorisation. La loi de finances 2026 prévoit un relèvement global « à hauteur de l’inflation (+0,8 %) au 1ᵉʳ avril 2026 ». Toutefois, la caisse anticipe une augmentation légèrement supérieure, estimée à +0,9 % — encore sujette à confirmation par décret.
Cette mesure concerne plusieurs prestations essentielles :
- RSA, porté à 653,33 euros mensuels,
- AAH, désormais fixée à 1 041,59 euros,
- APL, dont le montant dépendra toujours de la situation familiale,
- Allocations familiales, également adaptées aux compositions des ménages.
Autre point notable : la prime d’activité sera relevée en moyenne de 50 euros par bénéficiaire chaque mois. Depuis l’année précédente, elle atteignait déjà un forfait de 633,21 euros pour une personne seule sans enfant.
Soutien énergétique et évolution du prix du gaz
À compter du début avril, le traditionnel chèque énergie est envoyé progressivement aux quelque 5,5 millions de foyers éligibles. Cependant, seuls « 3,8 millions bénéficieront d’un envoi automatique selon les nouvelles modalités d’attribution ». Une nuance qui pourra surprendre certains ménages non destinataires.
Côté tarifs énergétiques justement : si l’on se réjouit d’une baisse symbolique — le tarif moyen repère s’établit à « 0,095 €/kWh HT (soit 0,139 €/kWh TTC) », représentant -0,70 % sur un mois — cette accalmie pourrait être éphémère. Les tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient font craindre une remontée des prix dès mai prochain.
L’après trêve hivernale : vigilance accrue pour les locataires
Enfin, comme chaque printemps, la trêve hivernale s’achève. Dès le 1ᵉʳ avril au matin, les procédures d’expulsion peuvent reprendre pour les locataires en difficulté. Un rappel brutal que les protections saisonnières restent limitées dans le temps.
Entre ajustements sociaux et contexte énergétique mouvant, ce début avril impose aux Français une attention renouvelée sur leurs droits et obligations.