Dieselgate en France : 70 000 nouveaux véhicules de Volkswagen, Renault, Peugeot et Citroën impliqués

Image d'illustration. Une voiture qui roule trop vite ?ADN
Deux avocats s'apprêtent à représenter plus de 700 sociétés et 130 groupes divers, incluant des entreprises et des collectivités, en déposant une constitution de partie civile. Quels seront les enjeux de cette démarche judiciaire ?
Tl;dr
- Deux avocats représentent plus de 700 sociétés dans l’affaire Dieselgate.
- Les entreprises et collectivités réclament l’indemnisation de plus de 70 000 véhicules.
- Le préjudice potentiel est estimé à plusieurs centaines de millions d’euros.
Un nouveau front judiciaire s’ouvre dans l’affaire Dieselgate
L’affaire du Dieselgate, ce scandale qui a secoué le monde automobile, prend une nouvelle tournure. Deux avocats, Marc Barennes et Romain Boulet, annoncent leur intention de représenter plus de 700 sociétés et plus de 130 groupes dans le cadre de cette affaire.
Des milliers de véhicules concernés
Le préjudice potentiel est considérable. Plus de 70 000 nouveaux véhicules sont concernés, et l’indemnisation demandée pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros. Parmi les organisations qui ont décidé d’agir figurent des entreprises de divers secteurs, des collectivités locales, des départements, et même des villes.
Les avocats représentants ces entités ont un mandat pour demander une indemnisation pour plus de 70 000 véhicules. Cette démarche, selon Me Barennes, « envoie un message très puissant aux constructeurs automobiles mis en examen« .
La quête de justice
Il est important pour ces organisations de faire valoir leurs droits. Comme le souligne Me Barennes, « elles sont déterminées à obtenir une juste réparation pour les véhicules qu’elles ont payés trop chers au regard de leurs caractéristiques réelles« .
De plus, ces organisations souhaitent se conformer à leurs engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale. Agir dans l’intérêt environnemental et de la santé de tous est une priorité pour elles.
Un contexte judiciaire complexe
Depuis la révélation du Dieselgate aux États-Unis en 2015, de nombreuses procédures ont été ouvertes à travers le monde. En France, cinq constructeurs ont été mis en examen pour « tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme ou de l’animal« .
Les conséquences potentielles de cette nouvelle vague de plaintes pourraient être lourdes pour les constructeurs. Le montant des dommages et intérêts pourraient atteindre plusieurs centaines de millions d’euros en cas de condamnations.
En somme, cette nouvelle étape dans l’affaire Dieselgate montre l’ampleur des répercussions de cette affaire. Les constructeurs automobiles, confrontés à un front judiciaire de grande envergure, devront faire face à leurs responsabilités.