Loi sur « l’influence étrangère » : Adoption définitive par le Parlement géorgien malgré la controverse

Illustration. Une vue de Géorgie. ADN
Le mardi, 84 députés géorgiens ont voté en faveur du texte, tandis que seulement 4 étaient opposés. Quels seront donc les impacts pratiques de cette décision sur le terrain ?
Tl;dr
- Loi controversée sur « l’influence étrangère » adoptée en Géorgie.
- Texte exige l’enregistrement des ONG recevant des financements étrangers.
- Manifestations et critiques au sein et hors de Géorgie suite à l’adoption.
- La présidente projette un référendum sur le sujet.
Adoption controversée de la loi sur « l’influence étrangère »
En dépit des critiques et des protestations qui ont suscité un tollé à l’échelle mondiale, le Parlement de Géorgie a adopté, le 28 mai, une loi litigieuse sur « l’influence étrangère ». Le nombre de voix en faveur de cette loi, inspirée d’une mesure répressive russe, s’élevait à 84 contre quatre, de quoi susciter l’incrédulité à l’échelle internationale.
Implications de la nouvelle loi
Ce texte impose aux organisations non gouvernementales et médiatiques qui reçoivent plus de 20% de leur financement de l’étranger de s’enregistrer en tant qu' »organisations servant les intérêts d’une puissance étrangère ». « Transparence », telle est l’explication avancée par le gouvernement de Géorgie, dirigé par Irakli Kobakhidze.
Néanmoins, ses détracteurs y voient une stratégie liberticide portant atteinte au processus d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne, en plus d’affaiblir les associations concernées.
Une réaction mondiale indignée
Suite à ce vote, des milliers de personnes ont manifesté leur opposition à ce texte, également nommé « loi russe ». Josep Borrell, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a exprimé ses « profonds regrets », appelant ce pays, ex-république soviétique, à réintégrer le chemin vers l’Union européenne.
La réponse de la présidente géorgienne
En réponse à ce vote, la présidente Salomé Zourabichvilli a galvanisé ses concitoyens en prévision des élections du 2 octobre. Elle a également dévoilé son intention de demander un référendum sur le projet de loi, en fonction du nombre de signatures recueillies, interrogeant sa nation : « Voulons-nous d’un futur européen, ou de l’esclavage sous la Russie ? ».