Salaires : 1 dirigeant sur 3 envisage d’augmenter ses employés cette année
Une récente enquête de la Confédération des PME (CPME), montre qu'un dirigeant de TPE ou de PME sur trois (34%) envisage "une hausse des salaires" dans sa société début 2022.
C’est une bonne nouvelle sur le front des salaires : L’étude de la Confédération des PME (CPME), fait ressortir que 34% des patrons envisagent d’augmenter les salaires de leurs employés en 2022. 36% ne le prévoient pas. Pour les 30% restant, aucune décision n’a encore été prise. S’il n’y a pas d’augmentation du salaire fixe, les responsables interrogés disent vouloir à 48% privilégier l’octroi de rémunérations annexes au salaire comme des primes, de l’intéressement ou de la participation.
34% envisage « une hausse des salaires »
Pour augmenter les salaires, les dirigeants vont devoir, montre l’étude, rogner sur les marges de l’entreprise (dans 6 cas sur 10) ou en augmentant les prix de vente (dans 4 cas sur 10).
Une autre étude sur le même sujet de la banque publique Bpifrance et l’institut Rexecode, les hausses de salaire sont aux trois quarts motivées par la volonté de fidéliser les salariés qui seraient sur le départ.
Plus de hausses de prix que de salaires
Le responsable des études économiques chez Bpifrance, Baptiste Thornary, indique à l’AFP que ‘dans les PME -qui représentent 30% de l’emploi du secteur marchand en France (hors agriculture et finance)- on a un peu plus de hausses de prix que de salaires, ce qui montre qu’il n’y a pas encore d’ajustement automatique » des salaires sur les prix pouvant entraîner une spirale inflationniste redoutée par certains économistes ».
J’appelle les entreprises à augmenter les salaires
Il y a quelques jours, le Premier ministre Jean Castex appelait les entreprises à augmenter les salaires lorsque cela était possible, comme il l’a demandé sur France 2 : « L’Etat a pris fortement ses responsabilités en ne laissant pas tomber notre économie. Cela a marché. Nous avons sur le quinquennat baissé les impôts et les charges des entreprises à hauteur de 25 milliards d’euros. Une hausse des salaires permettrait aux Français de faire face à une inflation persistante, notamment un certain nombre de branches professionnelles qui affichent des minimas payés encore plus bas que le SMIC« .