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Twitter attaque le gouvernement américain pour plus de transparence

Tech > États-Unis (USA) > Internet > X (Twitter)
Par Jérôme Nelra,  publié le 8 octobre 2014 à 11h10, modifié le 8 octobre 2014 à 11h13.

Twitter aimerait pouvoir communiquer sur les demandes de données formulées par le FBI, par exemple. Et attaque le gouvernement en justice.

Pas assez de droit à la transparence ? C’est ce qu’estime Twitter qui a annoncé mardi sa décision attaquer en justice le gouvernement des États-Unis. Le réseau social accuse ce dernier de violer la liberté d’expression en lui refusant le droit de communiquer des chiffres précis sur les demandes de données que leur adressent le FBI ou le Département de la justice.

La pomme de la discorde ? Le Premier amendement de la Constituion, portant sur la liberté d’expression. Benjamin Lee, vice-président de Twitter, explique : « Nous sommes tenus, au nom du Premier amendement, de répondre aux inquiétudes de nos utilisateurs et aux déclarations des responsables du gouvernement en communiquant des informations sur l’étendue de la surveillance par le gouvernement américain ». Il ajoute : « En avril, nous avons soumis un additif à notre rapport de transparence au département de la Justice et au FBI, qui aurait apporté davantage de transparence. Mais après des mois de discussions, nous ne sommes pas parvenus à les convaincre de nous autoriser à publier une version, même censurée, du rapport ».

Twitter et l’utilisation de ses données : un degré de transparence limité

A ce jour, le réseau social n’est autorisé à communiquer sur le nombre de demandes que par fourchettes, de 0 à 999 ou 1.000 à 1.999 par exemple. Mais Twitter n’est pas le seul grand nom de l’Internet à être sous le coup de cette obligation : Yahoo!, Facebook, Apple ou Google y sont aussi soumis.

Pour sa part, le gouvernement a précisé qu’il allait prendre en compte la plainte du réseau social; mais a toutefois indiqué qu’en communiquant plus sur ses manières d’enquêter, notamment sur le terrorisme, celles-ci pourraient voir leur impact terni. Voici donc un énième épisode de la guerre entre les concepts de liberté d’expression et la sécurité nationale.

Le Récap
  • Twitter et l’utilisation de ses données : un degré de transparence limité
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