Doubs : quelque 40 chats seraient enfermés dans une maison vide depuis des années
La SPA de Besançon et de Franche-Comté vient de signaler un cas de maltraitance à Amagney, dans le Doubs. Une quarantaine de chats ont ainsi été retrouvés dans une maison vide où ils seraient enfermés depuis quatre ans.
Samedi dernier, la SPA (Société protectrice des animaux) de Besançon et de Franche-Comté a publié un long message sur les réseaux sociaux dans lequel elle a dénoncé une situation de maltraitance dans la commune d’Amagney, dans le Doubs. Une quarantaine de chats vivraient ainsi dans une maison vide et close depuis plusieurs années. Il y a quatre ans, rapporte L’Est Républicain, la propriétaire de cette demeure perdait la vie. C’est depuis ce drame que des félins vivraient dans cette maison, dans le noir.
La fille de la défunte refuse que la SPA examine la quarantaine de chats
Le voisinage ne peut ignorer cette présence animale du fait de nombreux miaulements et d’une odeur « pestilentielle ». Des tentatives de démarche ont été initiées par des bénévoles, mais comme l’indique la SPA, ceux-ci se sont retrouvés face à un mur : « Nous avons réussi à rentrer en contact avec l’une des filles de la défunte. Elle nous a assuré qu’elle continuait à s’occuper des occupants en les nourrissant tous les 15 jours. Nous lui avons donc demandé de pouvoir rentrer à l’intérieur de cette maison et vérifier l’état de santé des animaux. Elle a refusé. »
Une plainte déposée pour « maltraitance »
La présidente Fabienne Chadeville ne cache pas son inquiétude quant à la condition des bêtes, entassées et vivant possiblement au milieu de leurs déjections. « Aucun d’entre eux n’est stérilisé. On ne peut pas laisser des chats dans cet état », déclare l’association qui a décidé de déposer plainte à la gendarmerie pour « maltraitance ». Fabienne espère qu’en découleront des mesures salutaires pour ces chats : « On n’a pas d’autres moyens que de se tourner vers la justice. Nous espérons une décision qui nous permette de rentrer dans le logement avec un huissier ». En août, une situation similaire avait été observée sur les hauteurs de Besançon : 39 chats avaient pu être récupérés dans un logement par la SPA et les forces de l’ordre suite à une décision de justice.