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Résistance aux antibiotiques : un composant du thé vert pour la combattre ?

Santé
Par Jérôme Nelra,  publié le 26 septembre 2019 à 11h30.

L'antibiorésistance est un défi sanitaire majeur de ce siècle. Des chercheurs anglais ont découvert qu'un composant naturel du thé vert, combiné à un antibiotique déjà sur le marché, pourrait aider à la combattre.

Les recherches menées en laboratoire par des scientifiques de l’université de Surrey en Angleterre ont porté sur la combinaison de l’épigallocatéchine (EGCG), un polyphénol extrait des feuilles de thé vert, et de l’aztréonam, un antibiotique utilisé dans le traitement des infections causées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa. Celle-ci, rappellent les auteurs de l’étude parue dans le Journal of Medical Microbiology, « est responsable de graves infections (voire mortelles) et résistante à de nombreuses classes importantes d’antibiotiques ».

Une réduction du nombre de bactéries

Déjà paré de nombreuses vertus, le thé pourrait selon les résultats de cet essai, contribuer à lutter contre la résistance aux antibiotiques, enjeu de santé majeur au niveau mondial.
Car cette combinaison est parvenue à réduire le nombre de Pseudomonas aeruginosa. Les scientifiques ont ensuite réalisé des tests sur des chenilles, mais aussi sur des cellules de peau humaine. Il s’est avéré que les taux de survie étant sensiblement plus élevés chez les sujets traités par combinaison des deux éléments, par rapport à ceux traités par EGCG ou aztréonam seul.

L’urgence de nouveaux traitements

Selon les chercheurs, la raison de cette efficacité provient de l’action du polyphénol, qui faciliterait l’absorption de l’aztréonam en accroissant la perméabilité des bactéries. Le Dr Jonathan Betts, chercheur principal à l’École de médecine vétérinaire de l’Université de Surrey, rappelle qu’« Il est urgent de développer de nouveaux antibiotiques dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Les produits naturels tels que l’EGCG, utilisés en combinaison avec des antibiotiques actuellement autorisés, peuvent être un moyen d’améliorer leur efficacité et leur durée de vie cliniquement utile ». D’après les chiffres de l’Inserm, 700 000 personnes dont 25 000 en Europe décèdent chaque année à cause d’infections résultant de la résistance des bactéries.

Le Récap
  • Une réduction du nombre de bactéries
  • L’urgence de nouveaux traitements
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