Le TGV du futur devrait entrer en service en 2022

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Transports Des TGV en gare du Nord à Paris
Des TGV en gare du Nord à Paris

Alstom et la SNCF vont plancher sur la nouvelle génération de TGV qui devrait entrer en service à l'horizon 2022. La seconde a encore choisi la première comme partenaire pour ce grand chantier.

Le suspense était tour relatif quant à savoir quel partenaire la SNCF choisirait pour le développement de la future génération de TGV. Mercredi, le groupe public annonçait que son appel d'offres européen était remporté par son partenaire historique, Alstom.

Les prochaines rames devront être capables de rouler à 320 km/h sur les rails de France dans 6 ans.

Un TGV qui affiche de grandes ambitions

Ce partenariat d'innovation portera sur une commande ferme de 50 à 200 rames d'ici à la fin de l'année 2017. Rachel Picard, à la tête de SNCF Voyages, expose les objectifs : "Ce train devra être à la fois plus modulaire et évolutif dans le temps, plus confortable, plus connecté, tout en étant capable d’accueillir plus de voyageurs. Et, bien sûr, moins cher d’au moins 20 % à l’achat et d’au moins 25 % pour la maintenance. Bref, il va falloir faire plus avec moins". L'autre but affiché est de "renforcer l'attractivité du train sur le marché de la mobilité".

A noter que pour le moment, Alstom a la responsabilité de la conception des futurs trains, mais pas encore de leur réalisation.

700 passagers contre 550 aujourd'hui

S'il est prévu que les rames seront en capacité d'embarquer 150 personnes de plus qu'à l'heure actuelle, le prix d'achat d'un TGV devra passer de 30 millions à 25 millions d'euros. Pour y parvenir, la SNCF ne souhaite plus être le seul acheteur du matériel d’Alstom. Dans son appel d’offres, elle avait demandé que le nouveau matériel soit aussi exporté. Ainsi, des éléments qui équiperont la future rame à deux niveaux se verront partagées avec le futur Avelia Liberty (un TGV à un niveau), que le fleuron technologique a vendu à Amtrak (compagnie ferroviaire américaine).

Ces objectifs économiques constituent pour Jean-Marc Tessier, le directeur du programme, "une vraie rupture avec les années passées. Cela nous permet de partager très en amont les choix techniques possibles et leur coût. Nous allons également réduire les malentendus qui pouvaient exister auparavant entre le donneur d’ordre et le constructeur". Mise en service prévue en 2022, si les délais sont tenus.

Crédits photos : Romas_Photo / Shutterstock.com

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