Tabagisme, obésité, alcool : l'Europe reste à des "niveaux alarmants"

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Santé Illustration. Le comptoir d'un bar.
Illustration. Le comptoir d'un bar.

Mercredi, l'OMS s'est fait l'écho d'un rapport révélant notamment les" niveaux alarmants" affichés par l'Europe en ce qui concerne le tabagisme, l'obésité et l'alcool.

Tabagisme, obésité, alcool. Des fléaux dont l'Europe ne parvient pas à se défaire, en atteste le rapport énoncé mercredi par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et qui cible tous les trois ans pas moins de 39 pays (incluant les membres de l'Union européenne ainsi que d'anciennes Républiques soviétiques).

Ce rapport, dont Le Parisien avec AFP nous rapporte la teneur, révèle certes un recul rapide des niveaux de mort prématurée, celle provoquée par des maladies non transmissibles (NMT) comme le cancer, le diabète ou encore des maladies cardio-vasculaires ou respiratoires chroniques. Mais il indique un autre constat moins reluisant venant même perturber le premier.

Rapport de l'OMS : des niveaux de tabagisme, d'obésité et d'alcool dangereux en Europe

L'OMS fait ainsi savoir que "les niveaux de consommation d'alcool, de tabagisme et de surpoids et d'obésité atteignent toujours des niveaux alarmants", en ajoutant que ceux-ci "pourraient menacer [les] progrès" mentionnés plus haut. Sans compter que "la région européenne enregistre les taux les plus élevés au monde en termes de consommation d'alcool et de tabagisme et, en ce qui concerne les taux de surpoids et d'obésité, elle se classe juste derrière la région des Amériques".

Espérance de vie : des progrès possiblement remis en cause à l'avenir

De bons résultats sont observés mais l'objectif fixé pas encore atteint, ce que rappelle la directrice de la recherche du bureau européen de l'OMS Claudia Stein : "Nous sommes en bonne voie, ce qui est une excellente nouvelle mais nous ne devons pas quitter l'objectif des yeux, nous devons faire plus en matière de facteurs de risque si nous voulons vraiment atteindre les objectifs en 2020." Et en soulignant que "les taux de tabagisme baissent partout -sauf à de très rares exceptions- mais [que] l'obésité augmente", Mme Stein redoute les conséquences d'une non baisse du niveau d'obésité en Europe : "Nous risquons de remettre en cause les progrès réalisés en matière d'espérance de vie, ce qui pourrait signifier que la prochaine génération pourrait vivre moins longtemps que nous." L'OMS a tenu à indiquer les difficultés rencontrées avec certains pays quant à l'accès à leurs données statistiques, amenant ainsi à remettre en question la "fiabilité" et l'"exactitude" des taux affichés dans le rapport.

Crédits photos : Kamira / Shutterstock.com

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