Réchauffement climatique : l'implication humaine pas exclue pour le futur chef de l'EPA

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Environnement
Scott Pruitt

Le futur chef de l'Agence américaine de protection de l'environnement Scott Pruitt a reconnu mercredi la possible implication humaine dans le réchauffement climatique, alors que cet ancien ministre de la Justice est connu pour ses positions climatosceptiques.

Sa nomination a fait et continue de faire grand bruit. Scott Pruitt, ex-ministre de la Justice de l'État de l’Oklahoma, a été nommé par le président-élu des États-Unis Donald Trump à la tête de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA).

Connu pour ses positions climatosceptiques, Scott Pruitt a pourtant élargi sa vision mercredi à l'occasion d'une audition devant le Sénat. En affirmant ne pas croire que le réchauffement climatique soit un "canular", le prochain directeur de l'EPA a également admis que ces changements pourraient découler, ne serait-ce qu'en partie, de l'action humaine.

Scott Pruitt, futur chef de l'EPA, croit au réchauffement climatique

Dans des propos traduits rapportés par Le Monde, M. Pruitt a toutefois nuancé son propos : "La capacité à mesurer avec précision le degré et l’étendue de cet impact, et ce que nous devons faire à son égard, font l’objet de débats et de discussions continuels".

Dans les colonnes de la National Review, il avait, il y a de cela quelques mois, appelé à privilégier la discussion à la condamnation sur le sujet du changement climatique : "Les scientifiques continuent d’être en désaccord sur le degré et l’étendue du réchauffement climatique et sur son lien avec l’action humaine. Ce débat devrait être encouragé dans les salles de classe, les forums publics et au Congrès. On ne doit pas faire le silence sur ce sujet en menaçant de poursuites. La dissidence n’est pas un crime."

Une institution qu'il avait attaquée en justice

On rappellera de même que Scott Pruitt a, à plusieurs reprises, attaqué l'EPA au nom de sociétés implantées dans l'Oklahoma. Et si ses liens avec le secteur du pétrole sont véritables, le politique refuse que cette position soit automatiquement traduite par une opposition à la protection de la planète : "Nous devons rejeter l’idée selon laquelle si vous êtes pro-énergie [fossile], vous êtes anti-environnement."

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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