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Racisme : La xénophobie détectée grâce à un scanner cérébral

Sciences
Par Jennifer Larcher,  publié le 22 janvier 2013 à 17h22.

Le racisme serait visible grâce à un scanner cérébral. C’est grâce à une étude publiée dans la revue Psychological Science que des scientifiques ont pu constater que le cerveau des xénophobes était différent.

Le racisme a été au centre de l’étude dirigée par Élisabeth Phelps, Tobias Brosch et Eyal Bar David. Ces trois psychologues de l’université de Genève et de New York ont publié le fruit de leur travail dans la revue. Pour obtenir cette constatation, ils ont présenté une série de photos à des cobayes. Les visages présents sur les clichés étaient blancs ou noirs. Les psychologues observaient ensuite la réaction du cerveau à chaque fois qu’une photo était présentée. Le cerveau des racistes mettait en évidence un fonctionnement atypique lorsque la couleur du visage était différente de la leur. La partie du cerveau concernée est l’aire fusiforme. Cette dernière est sollicitée pour la reconnaissance des visages.

Deux phases de tests

Deux études étaient réalisées. Dans la première, les psychologues connaissaient la couleur des visages présentés au cobaye. Dans la seconde, ils ne savaient pas au préalable si les personnes étaient blanches ou noires. Les psychologues ont donc pu déterminer en regardant seulement les scanners si les cobayes étaient racistes ou non.

Élisabeth Phelps, qui a participé à la réalisation de cette étude, a tout de même indiqué que « même si ces résultats sur les préjugés racistes sont intéressants d’un point de vue comportemental et sociétal, notre capacité à prédire le racisme d’un individu uniquement grâce à ses données cérébrales demeure assez limitée ». Un autre psychologique, Tobias Brosch estime que « ces résultats suggèrent qu’il devrait être possible de détecter les biais racistes chez certains individus en analysant la réaction de leur cerveau ».

Le Récap
  • Deux phases de tests
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