Présidentielle 2017 : Juppé prêt à payer le prix de sa sincérité aux Français

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Politique Alain Juppé
Alain Juppé

À quelques heures du premier débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, le candidat Alain Juppé révèle qu'il préfère perdre la présidentielle en étant sincère auprès des Français plutôt que d'être élu chef de l'État pour leur avoir promis l'impossible.

Avant la tenue de la présidentielle 2017, il faudra d'abord passer par la primaire de la droite et du centre, dont le premier débat télévisé aura d'ailleurs lieu ce jeudi soir à 20h50. L'un des candidats à ce scrutin de novembre, le maire Les Républicains (LR) de Bordeaux Alain Juppé, apparaît dans les sondages comme le favori de cette première élection.

L'élu girondin a cependant déclaré à nos confrères du Parisien ne pas exclure une défaite à cette primaire en dépit de son avance telle que présentée : "Bien sûr, rien n'est jamais joué". Pour 2017, Alain Juppé compte arriver au premier tour après avoir indiqué aux Français les bons comme les moins bons côtés de son possible futur mandat de président de la République.

Juppé concentré sur les "100 jours avant" la présidentielle

Le candidat à la primaire évoque ainsi les promesses faits par François Hollande lors de sa campagne que l'actuel chef de l'État n'a pas appliquées une fois au pouvoir :

"On parle toujours des 100 jours après l'élection, moi je parle des 100 jours avant. C'est là qu'il faudra très clairement proposer une politique qui ne sera pas toujours très populaire, comme la retraite à 65 ans. Je dirai la vérité. Je préfère perdre en disant la vérité qu'être élu en racontant des sornettes."

"Je voterai pour Nicolas Sarkozy... s'il gagne"

Rival de Nicolas Sarkozy dans le cadre de la primaire, Alain Juppé se tiendra toutefois dernière lui en cas de victoire de l'ex-leader des Républicains :

"Moi je voterai pour Nicolas Sarkozy... s'il gagne. Je voudrais leur dire [NDLR : aux soutiens de Nicolas Sarkozy] que je me bats uniquement contre deux adversaires : le pouvoir actuel et le FN dont le programme nous amènerait dans le mur. Je trouve que l'on est sévère sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Je le suis beaucoup moins. On a un peu oublié qu'entre 2007 et 2012, il s'était produit la plus grave crise économique depuis 1930."

Crédits photos : capture d'écran Le Parisien

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