Loi travail : son retrait pas souhaité par Pierre Gattaz

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Politique Pierre Gattaz, président du Medef.
Pierre Gattaz, président du Medef.

Mardi soir, le président du Medef Pierre Gattaz a fait savoir son opposition à un possible retrait du projet de réforme de la loi travail de Myriam El Khomri.

Après s'être entretenu avec le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron et la ministre du Travail Myriam El Khomri, et alors que des syndicats appellent à son retrait, le président du Medef Pierre Gattaz a déclaré mardi soir que l'abandon du projet de réforme de la loi travail de Myriam El Khomri serait "dramatique pour le pays".

Interrogé par les médias quant à un possible rétropédalage du gouvernement sur le sujet, M. Gattaz a ainsi fait indiqué qu'"il faut avancer, il faut continuer, je crois qu'un retrait serait dramatique pour le pays, pour l'économie du pays, et surtout pour le chômage". Et d'avoir ajouté : "Nous avons rappelé que cette loi était de nature à provoquer des créations d'emploi, et notamment en CDI, et donc qu'il ne fallait surtout pas la dénaturer. Il ne faut surtout pas avoir de demi-mesures, ça c'est fondamental".

Gattaz : le retrait du projet de la loi travail serait "dramatique"

Le président du Medef s'est d'ailleurs défendu d'un projet de réforme dont l'application ne serait favorable qu'au patronat : "On dit que c'est la loi des patrons. Non ! Ce qui est proposé n'est pas révolutionnaire, ce n'est pas le paradis sur terre". En appelant par la même occasion à suivre l'exemple d'autres pays européens : "Nos voisins européens ont mis en place des lois de ce type, en Italie, en Espagne récemment et ont créé des centaines de milliers d'emplois, donc ne dénaturons pas, ne faisons pas de demi-mesures, surtout pas !"

Plafonnement des indemnités prud'homales : un "point important"

Pierre Gattaz a également désigné tel un "point important" le plafonnement des indemnités prud'homales, lequel est, rappelons-le, rejeté par la CGT, FO ainsi que la CFDT réformiste. Pour celui que l'on appelle aussi "le patron des patrons", "il faut être capable de s'adapter, avant qu'il ne soit trop tard".

Crédits photos : Capture écran / iTélé

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