Fin du voile dans l'espace public : Sarkozy n'aurait finalement pas ce projet

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Politique Gérald Darmanin sur iTELE le 7 octobre 2016
Gérald Darmanin sur iTELE le 7 octobre 2016

Alors que l'on prêtait récemment à Nicolas Sarkozy une intention de légiférer sur l'interdiction du port du voile dans l'espace public, le coordinateur de sa compagne pour la primaire Gérald Darmanin assure qu'il n'en est rien.

Léger retour en arrière. Il y a quelques jours, des proches de l'ex-chef de l'État Nicolas Sarkozy évoquaient une intention de ce dernier de légiférer sur l'interdiction du port du voile au sein de l'espace public. Une loi qui concernerait de même le burkini et dont l'apparent projet semblait en accord avec la récente position affirmée de Nicolas Sarkozy sur le sujet.

La semaine dernière, le candidat à la primaire de la droite et du centre avait ainsi déclaré sur Europe 1 : "Nous ne voulons pas de burkini sur les plages, nous ne voulons pas de voile, nous ne voulons pas de communautarisme, partout !"

Darmanin rectifie le projet de Sarkozy sur le voile et le burkini

Invité ce vendredi matin d'ITELE, le coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire Gérald Darmanin a infirmé ce projet, affirmant ainsi que "la réponse est non" à la question de savoir si l'ancien exécutif travaillerait sur une loi interdisant le voile dans l'espace public.

Le maire Les Républicains (LR) de Tourcoing a tenu à rectifier les intentions de Nicolas Sarkozy sur ce point : "Ce qu’a dit Nicolas Sarkozy, c’est qu’on interdirait dans un espace public particulier, qui s’appelle la plage ou les piscines, les signes ostentatoires religieux, à commencer par cette fameuse polémique du burkini".

"Un grand texte sur la laïcité et l'égalité"

Et de poursuivre en indiquant ainsi que l'ex-chef des Républicains n'envisage pas d'appeler à interdire les signes religieux dans l'espace public : "Ce qu’a dit une deuxième fois Nicolas Sarkozy, c’est qu’il y aurait un grand texte sur la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes, à l’hôpital, dans l’entreprise, dans les services publics, à l’école, à l’université, parce qu’il y a des faits tout à fait inacceptables dans notre démocratie. Ce que n’a pas dit Nicolas Sarkozy, c’est l’interdiction des signes religieux dans la rue".

Crédits photos : capture d'écran

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