Chiens policiers : la fiabilité de leur odorat scientifiquement prouvée

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Sciences Policier et son chien
Policier et son chien

Une nouvelle étude révèle que le flair des chiens policiers ne les trompe pour ainsi dire jamais, avec un minimum de 80% de probabilités que leur odorat leur fasse reconnaître l'odeur d'une même personne.

Cela fait depuis maintenant environ treize ans que la pratique de l'odorologie est utilisée en France par les services de la police judiciaire. Elle consiste tout simplement à recourir à une technique d'identification des odeurs humaines, et ce via des chiens policiers, dans le but de confondre un suspect dans une affaire criminelle.

Et si la qualité de l'odorat du meilleur ami de l'Homme apparaît bien supérieure à celle de ce dernier, cette domination ne se vérifiait apparemment pas jusqu'ici au niveau scientifique. Ce qui explique éventuellement que des chercheurs du Centre de recherche en neurosciences de Lyon (incluant des chercheurs du CNRS, de l'Université Claude Bernard Lyon 1 et de l'Inserm) se soient livrés à une étude sur le sujet.

Flair des chiens de la police scientifique : aucune confusion dans l'identification d'odeurs

Ces scientifiques, que le communiqué du CNRS nous présente comme "spécialisés dans les odeurs et leur mémorisation", ont ainsi procédé à l'analyse de données relatives aux performances de chiens dans l'identification d'odeurs. Plus précisément, ils se sont penchés sur 18.200 essais effectués entre 2003 et 2013 par 13 chiens de la Sous-Direction de la police technique et scientifique (SDPTS) d'Ecully (environs de Lyon). Et d'avoir fini par établir qu'"qu'au terme d'un programme d'entraînement de 24 mois, les chiens parviennent à reconnaître l'odeur d'une même personne dans 80 à 90 % des cas et ne commettent jamais d'erreur en la confondant avec des odeurs de personnes différentes".

Une étude "essentielle" pour convaincre la justice

Pour Elvire Arrighi, chef de la division de la criminalistique et des unités opérationnelles au sein de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), "c'est une étude tout à fait essentielle pour convaincre" la justice "car elle démontre qu'il n'y a aucun doute sur la fiabilité" de la méthode employée. En effet, jusqu'à maintenant, certains magistrats affichaient un certain scepticisme quant à la fiabilité de l'odorologie. Car s'il est vrai qu'en 2009, une vingtaine de pays y avaient recours, seule la Hongrie peut la considérer telle une preuve judiciaire.

Crédits photos : PercyPants / morgueFile

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