Pour sensibiliser à la surpêche, Sea Shepherd dévoile la version « pirate » d’un jeu vidéo

L'ONG a publié une nouvelle version du jeu "Dave the Diver", révisée pour en retirer les poissons que le joueur est normalement destiné à pêcher.

Corail recif
Image d'illustration. Corail recif — ADN

Tl;dr

  • Sea Shepherd France crée une version vide de « Dave the Diver ».
  • La version alerte sur la surpêche à travers « The Final Boss ».
  • L’extension du jeu est une méthode de communication innovante.
  • « Dave the Diver » critiqué pour aller à l’encontre de la préservation des océans.

Pour la préservation marine, un poisson d’avril ludique

En guise de « poisson d’avril virtuel », Sea Shepherd France a mis en place une action originale : l’association de défense de l’environnement a créé une version modifiée du populaire jeu vidéo « Dave the Diver ». Cette version revisite le jeu en supprimant les poissons que les joueurs sont censés y pêcher.

Un message fort pour alerter sur la surpêche

Le « Final Boss » est le nouveau niveau du jeu introduit par Sea Shepherd. Dans ce dernier, le joueur se retrouve à observer un océan vidé de ses occupants. Un message fort envoyé aux milliers de joueurs qui, chaque jour, « dépouillent virtuellement les mers », comme le souligne Paul Watson, le fondateur de l’association, dans une vidéo intégrée au jeu.

Une utilisation inédite des jeux vidéo par une association

Cette stratégie, assez inusuelle dans le monde associatif, a été mise en place après une semaine de travail. L’objectif est de sensibiliser les joueurs à la problématique de la surpêche. Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, pointe du doigt le risque de « désensibilisation » des joueurs, qui considèrent les poissons virtuels comme des trophées sans penser à leur impact sur le monde réel.

« Dave the Diver », en conflit avec l’esprit de préservation des océans

Développé par le studio sud-coréen Mintrocket, « Dave the Diver » a connu un succès fulgurant, avec plus de trois millions de ventes en six mois.

Le joueur incarne un plongeur qui capture des poissons pour son restaurant de sushis. Toutefois, le jeu est critiqué par Lamya Essemlali, qui le considère « à l’encontre de l’esprit de préservation des océans ». Le personnage de « John Watson », étant une caricature du fondateur de Sea Shepherd, est également source de controverse.

Jérôme Nelra

Spécialiste Environnement

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