Les corbeaux seraient capables de se venger

Selon une étude américaine, les corbeaux seraient rancuniers, en étant donc capables de se souvenir de certains visages pour se venger d'eux lors d'un nouvelle rencontre.

Un corbeau observe un soigneur en volière
Image d'illustration. Des corbeaux montreraient un esprit de revanche. — ADN

On aurait tendance à penser qu’en s’en prenant à un animal, celui-ci se contente de fuir ou de répliquer. Un nouveau contact peut être l’occasion d’observer un comportement différent de la part de la bête, plus craintif. Mais peut-on imaginer un fonctionnement cérébral tel que l’animal puisse chercher à se venger ? En 2011, rapporte Live Science, des chercheurs de Seattle avaient révélé que les corbeaux se trouvaient dans ce cas de figure.

Des années après avoir été capturés, des corbeaux se vengent de leurs ravisseurs

Dans le cadre de cette étude, 12 corbeaux adultes mâles avaient été capturés par des chercheurs portant tous un type de masque appelé « visage menaçant ». Pendant quatre semaines de captivité, ces sujets avaient été nourris par des personnes portant un masque différent et à l’expression neutre, le « visage attentif ». Les auteurs de cette étude avaient observé que les corbeaux capturés se souvenaient du visage de leurs ravisseurs. Alors que plusieurs années avaient passé, ces volatiles avaient ainsi adopté un comportement moqueur à l’égard de ces derniers, en les bombardant notamment en piqué.

De meilleurs traitements pour un lien plus fort

Le suivi des chercheurs avait mis en lumière qu’à l’instar des êtres humains, le cerveau des corbeaux s’illuminait lors d’un contact visuel avec un visage connu. « Les régions du cerveau des corbeaux qui fonctionnent ensemble ne sont pas différentes de celles qui fonctionnent ensemble chez les mammifères, y compris les humains », avait déclaré John Marzluff, principal signataire des travaux officiant à l’université de Washington. « On soupçonnait ces régions de fonctionner chez les oiseaux mais elles n’étaient pas documentées jusqu’à présent ». Même si cette observation semble tenir de l’évidence, M. Malrzluff avait souligné que ces résultats incitaient à de meilleurs traitements d’animaux en captivité : « en nourrissant et en soignant les oiseaux en captivité, leur activité cérébrale suggère que les oiseaux considèrent leurs gardiens comme des partenaires sociaux appréciés, plutôt que comme des animaux à craindre ».

Gael Brulin

Spécialiste Insolite

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Animaux

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.