Facebook teste le fact-checking pour lutter contre la désinformation

Le réseau social teste de nouvelles fonctions visant à endiguer le partage de rumeurs et autres fausses informations.

Image artistique d'un collage avec le symbole "j'aime" de Facebook, baigné de couleurs intenses et d'effets texturés captivants.
Image d'illustration. Collage dynamique avec symbole like — ADN

Facebook avait été vertement critiqué pendant la campagne présidentielle américaine pour ne pas avoir fait face à la propagation virale de fausses informations. Mark Zuckerberg, après avoir fait la sourde oreille face à ces attaques, dévoile finalement de nouveaux outils pour tenter d’assainir nos fils d’actualités.

Les infos vérifiées par les utilisateurs et des partenaires

Depuis jeudi, quelques personnes seulement peuvent tester une nouvelle fonctionnalité leur permettant de signaler un contenu rapportant selon eux une fausse information. Facebook pourra alors ensuite la soumettre à des partenaires spécialisés en fact-checking, c’est-à-dire en vérification d’information, à la manière de Hoaxbuster en France.

Si l’info s’avère fallacieuse, Facebook réinjectera l’article préalablement corrigé par les organisations sous forme de lien dans le post original qui aura été partagé par un utilisateur. Avec un drapeau rouge supplémentaire pour l’inviter à plus de prudence.

Facebook assure ne pas « s’attaquer aux opinions »

Pour le moment, 4 médias ont rejoint ce nouveau programme, comme le précise Les Echos : « Snopes, un site spécialisé dans les fausses rumeurs, PolitiFact, un projet du Tampa Bay Times, un quotidien de Floride qui appartient au Poynter institute, Factcheck.org, un projet de l’université de Pennsylvanie, et ABC News ».

Mais comment éviter de franchir la ligne de l’impartialité ? John Hegeman, vice-président chargé du fil d’actualité pour Facebook, s’en défend : « Nous devons combattre la propagation des fausses nouvelles tout en continuant à donner aux utilisateurs une voix pour s’exprimer. Nous nous attaquons au pire du pire du contenu, pas aux opinions ou à tout ce qui relève d’une zone grise ».

Jérôme Nelra

Spécialiste Tech

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