Décryptage : que symbolisent les maillots jaune, vert ou à pois du Tour de France ?

Image d'illustration. Vue aérienne du peloton cycliste coloréADN
Symbole incontournable du Tour de France, chaque maillot porté par les cyclistes possède une signification précise. Couleurs et motifs désignent ainsi les différents classements et récompenses qui rythment la célèbre course cycliste chaque été.
Tl;dr
- Quatre maillots distinctifs rythment le Tour de France.
- Le jaune, symbole du leader depuis 1919.
- Chaque maillot récompense une spécialité précise.
Des couleurs pour raconter l’histoire du Tour
On ne peut pas évoquer le Tour de France sans penser à ses fameux maillots colorés. Chacun incarne une page particulière de la Grande Boucle, illustrant à sa manière la richesse et la diversité de cette compétition mythique. Dès samedi 5 juillet 2025, à Lille, les regards se tourneront vers ceux qui porteront ces tuniques distinctives, plus que jamais sources de convoitise.
L’iconique Maillot Jaune, Graal des cyclistes
Difficile de rivaliser avec le prestige du maillot jaune. Apparu en 1919 pour distinguer clairement le leader du classement général – un choix dicté par la couleur du journal créateur du Tour, L’Auto –, il reste aujourd’hui l’emblème absolu du cyclisme mondial. On se souvient que c’est le Français Eugène Christophe qui a eu l’honneur d’en être le tout premier porteur, lors d’une étape entre Grenoble et Genève.
D’abord soutenue par l’entreprise Sofil, la tunique est désormais associée à LCL, tandis que sa confection revient depuis peu à l’Italien Santini. Porter ce maillot jusqu’à l’arrivée à Paris demeure le rêve ultime de tout coureur.
Sprints, montagne et jeunesse : les autres enjeux des maillots
Mais réduire le Tour à la seule quête du jaune serait passer à côté de ses autres batailles. En effet, trois autres distinctions animent chaque jour la course :
- Le maillot vert, introduit en 1953 et réservé aux meilleurs sprinteurs — un clin d’œil au sponsor originel « La Belle Jardinière ». Seule parenthèse colorée : en 1968, il vire au rouge avant de retrouver aussitôt sa teinte initiale. Depuis 2015, c’est Skoda qui accompagne ce classement dominé par un nom : Peter Sagan, sacré sept fois.
- Le maillot à pois, consacré au roi des montagnes depuis son apparition en 1975 sous l’impulsion de Chocolat Poulain. Aujourd’hui parrainé par Leclerc, il fête cette année ses cinquante ans avec une référence incontournable : Richard Virenque, sept fois titré.
- Le maillot blanc, lui, distingue depuis 1975 le meilleur jeune (moins de 26 ans) après avoir récompensé initialement un classement combiné. Devenu symbole d’avenir, il salue notamment les exploits récents de Tadej Pogačar, recordman des victoires dans cette catégorie.
Derrière chaque couleur… une ambition
Qu’ils visent la régularité des sprints, la bravoure sur les cols ou qu’ils rêvent d’incarner la nouvelle génération du peloton mondial, les coureurs voient dans ces quatre maillots bien plus que des primes ou des accessoires médiatiques : ce sont autant d’étendards qui écrivent chaque été l’histoire collective et personnelle du Tour.