Les faits sont encore récents. Le mardi 1er décembre dernier, un élève de 5e s’était effondré lors d’une course à pied sur le terrain de football de son collège, à Bons-en-Chablais (Haute-Savoie). Découvert en arrêt cardio-respiratoire, l’adolescent de 12 ans s’était éteint quelques jours plus tard à l’hôpital. Par la suite, son professeur d’EPS avait été mis en examen pour « homicide involontaire par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou les règlements ». Sur décision du juge d’instruction, l’enseignait avait également été placé sous contrôle judiciaire.
Mort d’un élève après un malaise cardiaque : le sport lui était contre-indiqué
Lundi, le parquet de Thonon-les-Bains a communiqué sur l’apparition d’un nouvel élément dans cette enquête, confiée à la brigade des recherches de Thonon-les-Bains. Cité par 20 Minutes, le procureur de la République Bruno Badré a ainsi déclaré que « la victime bénéficiait d’une dispense résultant d’une contre-indication à la pratique d’activités physiques et sportives constatée par un médecin ».
Interrogations autour de la dispense
Les investigations, nous dit-on, se poursuivent afin d’y voir suffisamment clair dans ce dossier. La dispense en question avait-elle été présentée au professeur d’EPS ? Et si oui, pour quelle(s) raison(s) aurait-elle été refusée par ce dernier ? Dans le cas où l’élève n’aurait pas fait part de sa contre-indication à l’enseignant, craignait-il la réaction de ce dernier ? Le mis en cause devrait vraisemblablement être en mesure de répondre à ces questions. On rappellera que dès le lendemain du malaise cardiaque de l’adolescent, une cellule d’aide psychologique avait été établie au sein de son établissement.