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Aisne : six mois de prison avec sursis pour avoir tué son chien à coups de marteau

Actualité > Justice > Animaux > Aisne
Par Jérôme Nelra,  publié le 9 novembre 2016 à 12h01.

Le tribunal correctionel de Saint-Quentin a condmané le propriétaire d'un chien à 6 mois avec sursis pour "acte de cruauté" et "sévices graves".

La peine de 6 mois de prison avec sursis a été prononcée par le tribunal correctionel de Saint-Quentin (Aisne) à l’encontre du propriétaire d’un chien qui avait tué ce dernier à coups de marteau. Elle est assortie de l’interdiction de détenir tout nouvel animal. En outre, il doit verser 500 euros de dommages et intérêts à chacune des 9 associations de défense des animaux qui s’étaient portées parties civiles, au titre de préjudice moral.

Les faits remontent au 17 juin dernier

Ce soir-là, la police intervient au domicile d’un homme de 47 vivant seul après avoir été alertée par des voisins. Ils découvrent alors l’animal dans un sac plastique, mort.

A la barre, le prévenu s’est défendu : « Je regrette. Sur le coup, je n’ai pas pensé à ce que j’ai fait, ce fut impulsif. Ce n’est pas bien mais je ne voulais qu’arrêter ses souffrances ». L’animal, un épagneul breton, avait été recueilli dans la rue 3 ans auparavant. L’homme a indiqué qu’il souffrait d’eczéma depuis longtemps et qu’un vétérinaire n’avait pu le soulager. Des difficultés financières ont été également avancées. Quant à savoir pourquoi ses voisins l’entendaient souvent hurler, il répond : « s’il pleurait, c’était à cause de sa maladie: il se mordait au sang. Je n’ai jamais été violent avec lui ».

Le ministère public a évoqué la « torture »

A l’audience, la représentante du ministère public a jugé qu’« Asséner des coups jusqu’à la mort, c’est de la torture ». L’avocat de la fondation Brigitte Bardot, quant à lui, a plaidé dans ce sens : « Si on veut se séparer d’un animal, il y a d’autres manières, moins cruelles ».

Pour sa part, Me Amaury Berthelot au nom de la Fondation assistance aux animaux a qualifié le prévenu de « monstre ». Il avait demandé la plus grande fermeté au tribunal pour « montrer qu’on ne peut pas faire n’importe quoi avec les animaux ».

Le Récap
  • Les faits remontent au 17 juin dernier
  • Le ministère public a évoqué la « torture »
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