Tampon connecté : une solution pour prévenir certaines maladies ?

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Santé Une femme tenant un tampon hygiènique (illusttation)
Une femme tenant un tampon hygiènique (illusttation)

Deux chercheurs prétendent avoir mis au point un tampon connecté capable de diagnostiquer précocement certaines maladies telles que des fibromes ou l'endométriose.

En recourant à un tampon connecté, il serait possible de prévenir certaines maladies comme l'endométriose ou des fibromes utérins. C'est en quelque sorte la promesse que semblent viser Ridhi Tariyal et Stephen Gire, deux chercheurs officiant au sein de l'université de Harvard (Massachusetts, États-Unis)

Comme le rapporte Fast Company, ce tampon intelligent agirait durant les règles, soit chaque mois, en analysant précisément le sang de ces menstruations afin d'y déceler d'éventuelles pathologies. L'origine de ce tampon semble découler d'une observation en particulier de ces deux spécialistes en infectiologie.

États-Unis : des menstruations analysées par un tampon connecté

Ces chercheurs se sont ainsi aperçus que les femmes se rendaient assez rarement chez leur gynécologue, exception faite de leur rendez-vous annuel. Pourtant, selon Ridhi Tariyal et Stephen Gire, une fréquence de visites plus élevée réduirait les risques de tomber malade : "Vous pouvez contracter une maladie n’importe quand, et la laisser s’installer pendant un an jusqu'au prochain rendez-vous gynécologique peut avoir des conséquences en aval indésirables. Le système doit changer."

Endométriose et fibromes, bientôt des maladies détectables ?

Parmi les maladies que ce tampon intelligent pourrait potentiellement détecter, on trouve donc les fibromes utérins, le cancer du col de l'utérus ou encore l'endométriose. Il y a de cela quelques semaines, on apprenait d'ailleurs que les femmes atteintes de cette dernière pathologie étaient davantage sujettes aux fausses couches. Il est estimé que plus de 10% des femmes auraient contracté une endométriose en France.

Quant à la date de disponibilité de ce tampon à l'action prometteuse, lequel est développé par la start-up des deux chercheurs NextGen Jane, elle n'apparaît pas encore définie. En effet, si 2017 devrait être l'année où un premier prototype pourra être testé, on ignore cependant si des essais concluants pourraient aboutir à une commercialisation à plus ou moins grande échelle du tampon dans le courant de la même année.

Crédits photos : tormashka - Shutterstock.com

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