Remaniement : une ampleur liée à l'évolution de la crise chez EELV ?

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Politique
Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone à Paris le 12 mai 2015

À l'occasion d'un déjeuner avec la presse, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a déclaré que l'ampleur du prochain remaniement gouvernemental dépendra de l'évolution de la crise actuellement rencontrée par EELV.

Un peu plus de deux semaines nous séparent désormais du prochain remaniement gouvernemental. C'est ce qu'a indiqué dimanche le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone lors d'un déjeuner avec la presse en marge de l'université d'été du PS tenue à La Rochelle.

Un changement qui aura donc lieu "au plus tard le 14 septembre", c'est-à-dire "la veille de la session parlementaire extraordinaire". Et si l'on peut estimer que les grandes lignes de ce bouleversement sont déjà dessinées, il se peut que certains changements prennent en compte la crise actuellement vécue par EELV.

Claude Bartolone veut attendre de voir l'évolution de la crise chez EELV

Cette semaine, le parti écologiste a en effet vu deux de ses figures claquer la porte, le député François de Rugy jeudi et, le lendemain, le président d'EELV au Sénat Jean-Vincent Placé. Et bien que, dans des propos rapportés par RTL.fr avec AFP, Claude Bartolone réfute l'idée d'une entrée des écologistes au gouvernement si celle-ci devait traduire un "débauchage individuel", il n'exclut cependant pas des discussions sur le sujet en cas d'"apparition d'une offre politique nouvelle". Laquelle pourrait ainsi découler de la création d'un "rapport de forces [...] chez les députés, les sénateurs".

Un remaniement sur fond d'observation

Le président de l'Assemblée nationale appelle donc à la patience, le temps que la crise chez EELV évolue et influe possiblement sur le remaniement à venir : "Attendons de voir ce qui peut arriver cette semaine, dans les groupes et un certain nombre de régions : imaginez que mardi sur la région Ile-de-France, il y ait la moitié du groupe Verts qui dise 'c'est terminé, on veut aller avec les socialistes au premier tour'". En ajoutant que "beaucoup de choses vont se décider dans les 10 jours".

Crédits photos : © AFP ERIC FEFERBERG

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