Les régimes sans sucre mettent-ils en danger ?

Par , publié le | modifié le
Culture Selon l'Organisation mondiale de la santé, les sucres ne devraient pas dépasser les 10% de la ration énergétique journalière
Selon l'Organisation mondiale de la santé, les sucres ne devraient pas dépasser les 10% de la ration énergétique journalière

Alors que l'OMS recommande de réduire sa consommation de sucre, des ouvrages invitent à s'en totalement bannir le sucre de votre consommation.

Après la sortie victorieuse du livre "I quit sugar" de l'Australienne Sarah Wilson (d'ailleurs disponible en version traduite en français sous le titre "C'est décidé, j'arrête le sucre !"), on a pu constater un engouement sur la question. Fidèle à sa tradition de lancer des défis pour quelque occasion se présentant à elle, la toile a ainsi lancé le #nosugarchallenge.

Des documents et des articles ont également abordé le sujet de la consommation de sucre. Mais l'ouvrage de Sarah Wilson n'est pas l'unique point de départ de ces discussions. En effet, il y a peu, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recommandé de réduire son apport en sucres à moins de 10% (voire 5%) de la ration énergétique journalière. Une manière de lutter contre l'obésité, les caries dentaires et la présence de sucre dits "cachés" dans un certain nombre de produits industriels.

Sucre : des régimes à succès qui inquiètent les nutritionnistes

Et face à l'apparition de ces régimes sans sucre qui semblent viser un extrême par conséquent dangereux, les nutritionnistes ne cachent pas leurs craintes. Arnaud Cocaul a ainsi confié à l'AFP : "Il y a des inquiétudes par rapport à ce qu'on mange, les gens font de plus en plus d'évictions alimentaires. On est dans les régimes 'sans' : sans lactose, sans gluten, sans sucre. Après il y aura à nouveau les régimes sans lipides, etc'." En déplorant par la même occasion une "cacophonie nutritionnelle".

Le danger d'une "cacophonie nutritionnelle"

La journaliste Danièle Gerkens, officiant au magazine Elle, explique dans son livre "Zéro sucre" s'être passée de sucre durant un an. Une démarche notamment motivée par "des questions de santé, beaucoup de diabète dans la famille, une prise de poids et des problèmes de thyroïde". Et après un démarrage difficile, la journaliste dit avoir gagné "une forme absolue" après six à huit semaines de sevrage. La réalisatrice Anne-Sophie Lévy-Chambon s'est quant à elle contentée de ne pas absorber de sucre pendant un mois, en s'autorisant cependant la consommation de pâtisseries "sans sucre ajouté et sans édulcorant" réalisées pour l'occasion par le pâtissier Philippe Conticini.

Crédits photos : © AFP/Archives Ed Jones

Partager cet article

Pour en savoir plus