Rachida Dati sur Sarkozy : "il est le meilleur d'entre nous"

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Politique Rachida Dati en 2012
Rachida Dati en 2012

Dimanche, la députée européenne était l'invitée de BFM Politique. Elle y a évoqué le principe des primaires, la Présidentielle et Nicolas Sarkozy.

Rachida Dati n'est pas une admiratrice forcenée du processus de primaire en vue de désigner un candidat pour la Présidentielle. Elle l'a rappelé sur le plateau de BFM Politique dimanche, sur lequel elle était invitée.

Dati : une primaire à droite, "pour quoi faire ?"

Ils sont nombreux, les candidats les Républicains à souhaiter faire valoir leurs idées en vue de la primaire. Et ce n'est pas du goût de Rachida Dati, qui ne s'en est pas cachée dimanche devant les caméras, en taclant quelque peu les egos : "Pour quoi faire ? J’aime trop mon pays, on est un grand peuple, tout le monde ne peut pas s’improviser président de la République". Car selon elle, la pratique de la primaire n'est pas ancrée dans "notre histoire", ne fait pas partie "de notre Constitution".

La maire du VIIè arrondissement ne voit d'ailleurs qu'un candidat naturel, c'est l'ancien Président Sarkozy, et les autres ne prennent pour leur grade : "Quand vous me faites la liste des candidats, franchement ça serait dommage qu’il n’y soit pas (...) Je ne vais pas lui porter malheur, mais c’est quand même le meilleur d’entre-nous". Cette fin de citation vous rappelle quelque chose ? C'est tout naturel, la députée rappelle ce qu'avait dit Jacques Chirac d'Alain Juppé en son temps. Enfin, au sujet de Nicolas Sarkozy, elle semble prendre fait et cause : "Il a été président de la République, il sait ce que c’est que d’exercer le pouvoir, il sait ce qu’est d'échouer".

Dati soutiendra Sarkozy si....

Pour autant, son soutien à l'éventuel candidat Sarkozy n'est pas assorti d'un chèque en blanc : "Il a le fond, il a la densité pour le faire, maintenant il faut le boulot et il faut l’équipe. Il faut voir qu’elle est son offre politique et gouvernementale. On ne reprend pas les mêmes et on recommence, on ne fait pas du réchauffé de ce qu’on a pas fait".
Pourrait-elle dés lors soutenir un autre candidat ? Visiblement oui, et elle l'évoque non sans mordant : "Moi je suis légitimiste, je veux que ma famille politique gagne et franchement aujourd’hui si on perd en 2017, c’est qu’on est vraiment mauvais".

Aucun mot sur la gauche ? Si, et ici, le mordant se mue en raillerie quand elle parle du think tank qu'Emmanuel Macron vient de lancer : "Ce n’est pas avec un Bac +25 qui à 12 ans et demi et qui est à peine pubère va nous dire 'j’ai un projet tout prêt à vous faire'".

Crédits photos : © Phototélé / Planète / Penelop Morgane Production

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