Nasa : deux astronautes ont pu pénétrer le module gonflable Beam

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Sciences Le module gonflable de la Nasa, Beam.
Le module gonflable de la Nasa, Beam.

Déployé à la fin du mois de mai, le module gonflable Beam de la Station spatiale internationale a reçu la visite de deux astronautes.

Il s'appelle Beam, et il s'agit d'un module gonflable déployé par la Nasa il y a quelques jours sur la Station spatiale internationale (ISS). Il est testé pendant deux années en tant qu'habitat léger et peu encombrant pouvant à plus ou moins long terme être dédié à la vie sur Mars ou plus proche de nous, la Lune.

Beam est "en parfait état"

C'est l'astronaute Jeff Williams qui a pu le premier s'engouffrer dans Beam (acronyme de Bigelow Expandable Activity Module) à 4h47 lundi, heure de la côté Est des Etats-Unis. Au programme, un prélèvement d'air, la collecte des données livrées par les capteurs, et une vérification en règle des conduites d'air.

Suivi du cosmonaute russe Oleg Skripochka, Jeff Williams a confié que le module était "en parfait état". Et malgré le froid qui y régnait, aucune condensation n'a été observée. L'Agence spatiale américaine, dans un communiqué, a précisé que les deux membres de l'ISS y reviendront mercredi afin, à nouveau, de tester capteurs et matériel à bord.

Deux années de tests pour le module

A l'issue de ces deux ans, il conviendra de déterminer si le Beam est en mesure d'offrir une protection contre les radiations solaires, mais aussi contre toutes sortes d'objets célestes, même les plus petits. L'enjeu est de taille car, comme l'ISS l'a tweeté récemment, il s'agit ni plus ni moins de "repousser les frontières des habitats dans l'espace".

Construit par Bigelow Aerospace pour le compte de la Nasa, le Beam pèse 1.400 kilos, pour 4 mètres de long, 3,23 mètres de diamètres et une fois rempli d'air, offre un volume de 16 mètres cube. Sa conception a coûté 17,8 millions de dollars. "Déposé" par une navette SpaceX Dragon au début du mois d'avril dernier, son gonflement avait nécessité 8 heures.

Crédits photos : Instagram Nasa

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