Mortalité : une progression attendue en France

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Société Le cimetière du père Lachaise à Paris
Le cimetière du père Lachaise à Paris

D'après des chercheurs de l'Ined, une progression de la mortalité va s'observer en France, principalement par la probable disparition des personnes nées durant la période du "baby boom".

Avec 600.000 décès relevés en 2015 en France, l'Hexagone a signé là son plus fort taux de disparitions depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le bilan de population de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) paru peu après la mi-janvier aura également révélé une espérance de vie amoindrie de 0,3 an pour les Français et de 0,4 an pour les Françaises.

Deux chercheurs de l’Ined (Institut national d’études démographiques) viennent de publier les résultats d'une étude dans la dernière édition en date de Population & Sociétés. Une étude ayant tenté d'expliquer le pourquoi de cette mortalité en hausse au sein de la France. Par rapport à 2014, elle a ainsi progressé de 7% en 2015.

Démographie : une étude sur la progression de la mortalité en France

Gilles Pison, signataire de l’article et professeur au Muséum national d’histoire naturelle, explique que "pendant presque 70 ans, la mortalité se maintenait autour de 550.000 décès par an. C’est étonnant car au cours de la même période, la population a augmenté de plus de moitié et elle a vieilli." Cette dernière situation trouvait son origine dans l'allongement de la vie et également dans ce qui nous est décrit comme l'"effet des classes creuses".

Le papy boom comme explication

Et Pourquoi Docteur ? de rapporter que la majorité de ces personnes nées durant la Première Guerre Mondiale ne sont désormais plus. Et que celles ayant vu le jour pendant la période du "baby boom" commencent elles aussi à nous quitter, comme l'indique M. Pison : "Ils sont en train de devenir des papy-boomers et arrivent aux âges où l’on meurt ce qui va gonfler le nombre annuel de décès, même si la durée de vie continue de s’allonger". Et d'ajouter à cette progression attendue de la mortalité des phénomènes aggravants comme la grippe et la météo. Selon l'étude, en 2060, les décès observés en France pourrait dépasser les 750.000 après avoir franchi la barre des 700.000 en 2040.

Crédits photos : Valeri Potapova/Shutterstock.com

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