Lyon : quand un McDonald's était le repaire d'un trafic de drogue

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France Le restaurant McDonald's de Genay, dans le Rhône.
Le restaurant McDonald's de Genay, dans le Rhône.

A Genay, dans l'agglomération de Lyon, un restaurant McDonald's était devenu le lieu d'un trafic de drogue et des jeux d'argent étaient organisés. Les salariés ont été licenciés.

La journée, une clientèle habituelle et familiale. Mais le soir, les allées et venues dans ce restaurant McDonald's situé à Genay, non loin de Lyon, étaient toutes autres. L'endroit était en effet devenu un repaire connu pour les amateurs de consommation d'alcool et de cannabis.

Le "drive" de ce McDo pour accéder au cannabis

Au départ des faits, l'ambiance familiale se mue en moments pendant lesquels parties de poker, alcool et drogues diverses viennent se substituer à de simples pots entre collègues ou soirées d'anniversaire. "Il y avait des fêtes où étaient consommés shit, coke et alcool. À l'arrivée des deux nouveaux managers, en décembre 2013, les choses sont montées en puissance. Des soirées, notamment de poker, étaient organisées. L'alcool était planqué dans les frigos", témoigne ainsi un salarié dans les colonnes du quotidien régional Le Progrès.

Plus tard, en 2014, certains employés s'aperçoivent que la ligne réservée au service "drive" sert à autre chose qu'au service traditionnel de service en voiture. Toujours au Progrès, l'un des employés raconte : "L’herbe était coupée, pesée et mise en sachet au Salad bar. L’un des employés recevait des SMS de clients qui venaient ensuite chercher la drogue, cachée dans des emballages avec les repas, au drive".

La direction aurait préféré régler l'affaire en interne

Une manager raconte encore : "J'étais tout le temps en guerre avec une poignée de salariés qui travaillaient le soir. J'étais leur supérieure hiérarchique et j'ai dû faire face à des refus de travailler. Ils fumaient des joints sans se laver les mains pour cuisiner. Les plus simples mesures d'hygiène n'étaient pas toujours respectées. Et la hiérarchie ne bougeait pas".

Cette hiérarchie ne réagit vraiment que deux mois après que les faits eurent été portés à sa connaissance. 2 salariés finissent par faire pencher la balance, des accusations qui finissent par aboutir en mars 2015 au licenciement pour faute grave de 8 employés; et sans prévenir les autorités. Depuis, les 2 premiers auraient fait l'objet, selon Le Figaro, de menaces de la part de ceux ayant été licenciés.

Crédits photos : Capture écran Google StreetView

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