Le médecin rate l’avortement, il doit verser une prime mensuelle à l’enfant

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Faits Divers grossesse

Un médecin d’origine espagnole n’a pas réussi à réaliser l’avortement, il a donc été condamné à verser 978 euros à l’enfant pendant 25 ans.

Il n’est pas le géniteur de l’enfant pourtant, le médecin va devoir s’acquitter d’une prime mensuelle. Dans la journée de jeudi, le tribunal l’a condamné pour avoir manqué l’avortement de sa patiente prénommée Tamara. Cette erreur a donc entrainé la naissance d’un enfant en octobre 2010, mais il n’était pas désiré par les parents. La jeune femme se présente à sept semaines de grossesse à la clinique de Palma de Majorque pour une IVG (Interruption Volontaire de Grossesse). 15 jours après cette intervention, le chirurgien réalise une échographie et lui révèle qu’elle n’est plus enceinte. Tamara déclare aux journalistes que le scanner a duré seulement trois minutes.

Trois mois plus tard, Tamara âgée de 24 ans ressent des douleurs, elle pense être à nouveau enceinte. Elle décide de passer une nouvelle écographie, mais elle découvre avec stupeur que la grossesse soi-disant interrompue continue son évolution. La clinique décide de lui rembourser le montant de l’IVG (400 euros) et elle doit signer une déclaration exemptant toute responsabilité de la part de la clinique. Une seconde IVG dans le centre de Barcelone est organisée, mais la jeune femme est alors enceinte de cinq mois, la limite légale de 22 semaines est donc dépassée.

Tamara décide de garder l’enfant et de porter l’affaire en justice. L’avocat de la jeune femme déclare que l’erreur « a altéré irréversiblement sa vie ». L’angoisse l’a également accompagnée tout au long des derniers mois de grossesse, Tamara avait peur que l’enfant souffre de complication à cause de l’IVG ratée. Le juge lui donne raison dans la journée de jeudi en condamnant le médecin à un préjudice moral de 150 000 euros, ainsi qu’une prime mensuelle pour entretenir l’enfant jusqu’à ses 25 ans. L’avocat de la défense a l’intention de faire appel puisque Tamara a refusé la deuxième IVG.

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