Lanceurs d'alerte : la requête d'Assange à Hollande

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Une capture d'écran montre Julian Assange lors d'une interview sur TF1 le 24 juin 2015

Vendredi, le fondateur de Wikileaks Julian Assange s'est adressé au président Hollande pour lui demander le vote d'une "loi garantissant la protection des lanceurs d'alerte".

Plus d'un mois après que l’Élysée lui ait refusé l'asile, Julian Assange émet une nouvelle requête auprès de la France. Celle-ci s'est fait entendre vendredi à l'occasion des Journées d'été d'Europe Écologie Les Verts (EELV), des Journées que le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé n'a d'ailleurs que modérément appréciées.

Le fondateur de Wikileaks s'est ainsi exprimé en direction de l'exécutif : "Je voudrais faire un appel à M. François Hollande. Si la France veut vraiment protéger les droits de ses journalistes et de sa population, il faut permettre la communication et le partage des informations et donc il est nécessaire d'avoir une loi."

Julian Assange : une loi pour "garantir la protection des lanceurs d'alerte"

Julian Assange n'était évidemment pas physiquement présent, son appel ayant été retransmis par vidéo depuis l'ambassade de l'Équateur à Londres, où il vit reclus depuis maintenant trois ans. Il a poursuivi en précisant que la loi qu'il demande "devrait garantir la protection des lanceurs d'alerte au cas où ils révèleraient des informations".

Edwy Plenel soutient la demande d'asile du fondateur de Wikileaks

Celui qui a fondé Wikileaks en 2006 a ajouté que, "de toute façon il faut une protection. Mais là je parle de l'Europe et de la France. Les États-Unis sont une autre chose, ensuite il faut également éviter que les droits de l'Homme ne soient violés". Son intervention s'est conclue par un sonore "Asile pour Julian !" exprimé par l'animateur du débat et cofondateur du site Mediapart Edwy Plenel. Il est à souligner que cette exclamation a été reprise par l'assistante présente. Précisons pour finir que le terme "lanceur d'alerte" désigne une personne qui prévient d'un danger citoyens et gouvernement en place, sous réserve de détenir des éléments attestant du risque énoncé.

Crédits photos : © TF1/AFP/Archives

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